AWI-MAGE BIS DE LA SEMAINE – VIN CHAUD OU KIR

Alors que Parisiens et Franciliens notamment, subissent l’effet fort réfrigérant d’un temps montagnard avec chutes de neige spectaculaires, les Bas-Normands se pavanent sur les plages et aux terrasses de cafés, à l’ombre de parasols. Cette photo authentique prise à Honfleur, mercredi 7 février 2018, à 13H45, témoigne du flagrant contraste climatique qui peut surprendre, sachant que moins de 150 kilomètres à vol d’oiseaux séparent ces deux régions françaises. Il n’est pas étonnant d’apprendre qu’Emmanuel Macron, président de la République française, apprécie la petite cité maritime du Calvados. La Normandie pourrait finir par demander son autonomie. La sirène qui se dessine et se trouve désormais à bon port vous embrasse et vous souhaite bon courage snow-boots aux pieds. Même en cliquant ici, vous n’en saurez pas plus. A moins que vous doutiez du possible

FUSION DES REGIONS FRANCAISES : UN TRAVAIL HERCULEEN

Il fallu 8 ans à Hercule, personnage de la mythologie grecque doté d’une force incroyable pour venir à bout de ses douze travaux qui consistèrent notamment à tuer le lion de Némée, capturer le sanglier d’Érymanthe, nettoyer les écuries d’Augias, dérober les pommes d’or du jardin des Hespérides, dompter et ramener le chien Cerbère.
Manuel Valls, actuel Premier ministre du gouvernement français, devra pour sa part, en ce début de XXIe siècle, faire passer la France métropolitaine de 22 régions à 11 d’ici 2017 en supprimant les conseils généraux.
Mais contrairement aux travaux d’Hercule, ces derniers qui s’ajoutent à une longue liste, n’ont rien d’inutiles, même si on ne peut nier le défi dans la mesure où ils furent par le passé maintes fois envisagés et repoussés. Pourtant, la réduction du nombre des régions pourrait être très bénéfique pour ces territoires en fusion, mais aussi pour l’économie française en générant une capacité d’investissement plus importante pour ces collectivités, et en réduisant, ne serait ce qu’à la marge, les dépenses publiques.
Œuvre utile, sans aucun doute !
Car comme le souligne Marie Guite Dufay , présidente de la Franche Comté : « La première responsabilité dune région, c’est d’investir dans l’avenir, la recherche, le développement ».
Un avis partagé par le plus jeune des présidents métropolitains qui déclare « Ce qui compte ce n’est pas le découpage. Ce sont les projets !».
Voilà pourquoi AWI a choisi d’évoquer aujourd’hui la fusion de la Haute et de la Basse Normandie, un projet de mariage pour le meilleur et pour le pire qui avait d’ailleurs été présenté en 1999 par l’actuel directeur de la rédaction de la webradio à Hervé Morin, alors député de la 3e circonscription de l’Eure.
Bien sûr, il y a déjà beaucoup de coopération entre Basse et Haute Normandie en tourisme, en culture, mais aussi en matière d’industrie, de transition énergétique, sans oublier le vent favorable qui rapproche Haute Normandie et Picardie sur l’éolien notamment.
Aussi faut-il regarder ces deux entités territoriales à la loupe pour mieux comprendre à quel point cette fusion « HBN » pourrait avoir d’intéressantes répercussions économiques et sociales au niveau régional, national mais aussi international. Car Haute et Basse Normandie situées sur l’axe Seine et fortes de 600 kilomètres de côtes pourraient bien finir par permettre au Grand Paris d’ouvrir plus grande la bouche en insufflant une nouvelle ère. Lire la suite