EN DEPIT DE LEUR APPARENCE LES CRYPTO-MONNAIES SONT PRISES AU SERIEUX

Le 12 décembre dernier, sous le titre « Bitcoin : qu’est ce qu’elle ma gueule ? » une chronique s’arrêtait sur la fulgurante ascension de cette cryptomonnaie qui semblait devoir aller de record en record en termes de valorisation. Le Bitcoin avait alors franchi la barre des 11 000 USD, contre un cours à près de 1 000 USD en janvier, soit une appréciation de plus de 1 000 % sur l’année.
Une situation qui avait conduit AWI à poser la question :
« Le Bitcoin serait-il devenu à la finance internationale ce que l’Internet est à la mondialisation de l’information et de la communication ? »
Ensuite, à la veille des fêtes de fin d’année, une seconde chronique intitulée : « Vous prendrez bien un Bitcoin pour la route 2018» se raccrochait aux dernières données économiques, la France confirmant avoir atteint un taux de croissance supérieur aux attentes et surtout réconfortant au vu de la morosité ambiante qui avait pu régner au cours des années précédentes. Mais le Bitcoin allait enregistrer un coup de mou !
Aujourd’hui, si cette crypto-monnaie est certes descendue des sommets atteints en 2017, elle n’a visiblement pas perdu de son intérêt. Lire la suite

BANQUES CENTRALES SUPERSTARS

L’image représentant le futur siège de la BCE à Francfort, illustre parfaitement le côté superstar des banques centrales dotées de super pouvoirs. Force est de reconnaître le rôle éminent joué par ces institutions dont le coeur de métier tend à s’enrichir depuis la crise de 2008. Mais jusqu’où peuvent aller les compétences d’une banque centrale lorsqu’on sait que deux écoles de pensées s’affrontent, certains banquiers centraux souhaitant se cantonner à leur mission traditionnelle de garant de la stabilité monétaire, quand d’autres y ajoutent désormais la stabilité financière moyennant la mise en place d’instruments adéquats. Comme le souligne Pierre-Henri Thomas journaliste au Vif l’Express, un journal belge :  » Depuis le mois d’août 2007, les banques centrales sont sur le pont pour endiguer une des plus grande tempête économiques et financières de l’histoire ». Après avoir fait tourner comme jamais la planche à billets et avoir baissé leurs taux à zéro, voire en-dessous, elles ne savent plus quoi faire pour rassurer les investisseurs, relancer le crédit et tenter de ranimer l’inflation. Car la crise qui débute dans les pays émergents, est loin d’être éradiquée en Europe comme au Japon, la fragilité de l’économie américaine demeurant patente, en dépit de signes encourageants ces dernières années.
D’où l’intérêt présenté par le dernier numéro de Problèmes économiques, publié à la Documentation française, consacré à ces institutions monétaires. Il suffit en effet que Mario Draghi (BCE) ou Janet Yellen (FED) fassent une déclaration dans un sens ou dans un autre pour que cette dernière influence notablement l’orientation des marchés boursiers et les politiques économiques menées par les pays développés comme émergents.
En ne se préoccupant plus seulement de la stabilité monétaire, mais également de la stabilité financière, les « banques des banques » sont devenues des « boosteur » de l’économie et des garants des Etats.
Présentes sur les 5 continents, elles font en quelque sorte la pluie et le beau temps à l’échelle mondiale.
La chronique audio s’arrête sur les explications fournies par un certain nombre d’acteurs et observateurs de ces « temples de la monnaie et de la finance » qui, il faut bien le dire, gouvernent le monde, en influençant les comportements d’Etats comme d’hommes de pouvoir au sein du tissu économique. Lire la suite