LA CULTURE GRANDE OUBLIEE DE LA CAMPAGNE


La culture qui aura été la grande absente des propos de campagne des candidats à la présidentielle devrait, sans nul doute, faire aujourd’hui triste mine.
Pour un pays aussi riche que la France dans les multiples domaines que recouvre le gigantesque espace culturel, c’est pour le moins regrettable !
Car, qu’elle relève du patrimoine mobilier et immobilier, d’architecture, d’arts visuels, d’édition écrite, de spectacles vivants… les biens culturels sont autant de moyens d’approche, de découverte et de partage qui n’ont pas leur pareil. Eux seuls brisent les frontières et rompt avec les tabous. On peut même affirmer ses modes d’expression indispensables pour qui veut s’ouvrir au monde.
Émile Henriot, journaliste au Monde et au Temps, au début du XXe siècle, avait eu cette formule pour caractériser les pouvoirs de ce joyaux :
« La culture, c’est ce qui demeure dans un homme, lorsqu’il a tout oublié »
A une époque où tout va de plus en plus vite et où l’éphémère semble prévaloir, il paraît néanmoins toujours aussi essentiel pour tout individu de se montrer curieux de tout, désireux de découvrir et de comprendre par le biais d’auteurs et d’acteurs de créations artistiques anciennes comme contemporaines, la nature et le sens des oeuvres ainsi envoyées.
L’homme doit en effet faire son miel de toutes ces informations diverses et variées, et chercher à digérer les quantités non négligeables de savoirs, les nouvelles technologies facilitant aujourd’hui l’accès à presque tout même si le virtuel présente l’inconvénient majeur de priver d’un rapport vrai et direct.
La chronique vidéo fait un constat et revient sur l’étude Insee Première qui présente dans sa dernière livraison la culture comme une activité capitale.Vous avez dit capitale ? Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo

TRUMP AU CHARBON


Le titre de la chronique vidéo que vous êtes invités à consulter cette semaine pourrait prêter à sourire. Or, il n’en est rien !
Car les récentes décisions qui ont été prises par le 45e président des Etats-Unis concernant la relance des énergies fossiles pourraient bien coûter fort cher aux Américains mais aussi à l’humanité toute entière.
Au vu de ces dernières qui marquent un véritable retour en arrière, on pourrait s’amuser à transformer le « call me » en un « Coal me », référence étant faîte au coup de grisou écologique généré par la relance du charbon.
On comprend aisément que Laurent Fabius, ancien ministre des Affaires étrangères qui fût également président de la COP21 ait dénoncé mercredi les décisions prises par la nouvelle présidence américaine en matière de lutte contre le réchauffement climatique estimant qu’il s’agissait là d’un « recul grave ».
Alors que le président des Etats-Unis cherche à privilégier les vieilles recettes d’une époque révolue à base d’industries polluantes, on finit par se demander à quoi sert la Silicon Valley porteuse d’innovations remarquables dont bon nombre sont axées sur l’exploitation des énergies renouvelables.
La chronique vidéo s’intéresse également à bien d’autres réalités qui touchent d’autres pays développés, souvent montrés en exemple. Sans parler de ressources énergétiques hors pétrole et charbon dont on ne maîtrise toujours pas le traitement des déchets, à l’instar du nucléaire.
Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo de Patrick Gorgeon

ARE THERESA MAY AND NICOLA STURGEON WOMEN e-LIFE ?


Tout dépend ce que qu’on entend par e-life. Car si la Première ministre britannique demeure e-connectée et suit à la lettre les conséquences du référendum qui a voulu que le « Leave » l’emporte l’année dernière, au Royaume Uni, e-ropéenne elle ne peut plus guère se revendiquer. Quant à Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise également visible sur cette photo, elle se montre pour sa part très connectée référendum dans son pays.
Il est notable que les évènements relatifs au divorce entre Royaume Uni et Union européenne ont tendance à s’accélérer. Theresa May écrira à l’Union européenne le 29 mars pour formellement annoncer la volonté du Royaume-Uni de sortir de l’UE. C’est du moins, selon l’agence Reuters, ce qu’a annoncé son porte-parole lundi, confirmant une information obtenue de sources européennes.
En vertu de l’article 50 du traité européen de Lisbonne, cette notification déclenchera un compte à rebours de deux ans pour trouver un accord sur le Brexit. Autant dire que ce sera long et qu’on a pas fini d’en reparler. Lire la suite

« CETA » SIGNE MAIS « CETA » FAIRE !

En apprenant que les députés du Parlement européen avaient ratifié mercredi le Traité Ceta de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, Donald Trump qui n’a pas tweeté a néanmoins certainement été très agacé. Négocié à grand peine pendant sept ans et toujours très contesté, le Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA) a pour objectif de booster de 25 % les échanges commerciaux des biens et services entre les deux parties. Cet accord qui supprime 99% des droits de douane entre l’UE et le Canada, tout en ouvrant aux entreprises européennes l’accès aux marchés publics canadiens est une bonne nouvelle, les entreprises canadiennes ayant pour leur part déjà accès aux marchés européens et donc français. Toutefois, ce CETA ne se traduit pas par l’expression d’un satisfecit de tous les secteurs d’activités concernés au premier rang desquels, l’agro-alimentaire et les défenseurs de l’environnement. Des doutes sont en effet émis par ses détracteurs quant aux risques inhérents à la possible introduction de produits chimiques et autres substances polluantes dont l’utilisation a souvent été proscrite dans de nombreux pays membres de l’UE, certains allant également jusqu’à dénoncer une concurrence déloyale. Alors que 45e président des Etats-Unis se montre protectionniste voire isolationniste afin de faire avancer son ambitieux projet du « Great América Again », la dragée « CETA » pourrait s’avérer assez amère à son goût, surtout au moment où le désengagement de la première puissance mondiale vis à vis de l’Europe tend à se confirmer. Histoire de vous permettre de mieux comprendre de quoi il retourne avec cet accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada qui pourrait encore prendre quelques mois voire quelques années avant de devenir définitif, nous avons estimé opportun de vous inviter à consulter la séquence vidéo proposée à ce sujet par le Monde. Maxime Vaudano, journaliste au service décodeurs du quotidien, rappelle les grands enjeux de ce traité nouvelle génération. L’occasion de préciser que Emmanuel Macron est le seul candidat à la présidentielle 2017 à s’être ouvertement déclaré favorable à cet accord de libre-échange UE-Canada. Cliquez ici pour visualiser la séquence vidéo

AWIK-END MUSIC

Alors que tous les regards sont tournés vers l’Amérique depuis l’élection, le 8 novembre 2016, de Donald Trump, 48e président des Etats-Unis, AWI a jugé utile de faire un petit retour en arrière et de revenir aux années 80. C’est en effet en 1980 que Ronald Reagan, Républicain, ancien acteur de cinéma et gouverneur de Californie, âgé de presque 70 ans, accédait à la Maison-Blanche. Il devait d’ailleurs être réélu en 1984 avec le chiffre record de 525 grands électeurs. Et c’est en 1979 que Sister Sledge, groupe musical américain de Philadelphie, alors composé de sœurs Debbie, Joni, Kim et Kathy Sledge sortait son album « We Are Family ». Nominé aux Grammy Award, ce titre remporte toujours aujourd’hui un très vif succès. « We are family » reste un tube indémodable qui vise à la conciliation à l’union de tous. D’où le clip vidéo extrait d’un concert donné par Sister Sledge en 2014 que nous vous invitons à consulter en cet AWIK-END. Regarder la vidéo

CETA : L’INSTRUMENT D’UNE VOLONTE D’HARMONIE

cetaL’acronyme CETA qui signifie en clair « Comprehensive Economic and Trade Agreement » aura donné bien du fil à retordre à ses partisans comme à ses détracteurs.
Pas moins de sept années auront été nécessaires pour parvenir, le 30 octobre 2016, à la signature d’un traité de libre échange entre le Canada et l’Union européenne.
Il faudra néanmoins attendre encore quelques mois pour que ce dernier soit définitivement scellé par l’ensemble des Parlements nationaux et régionaux de l’UE et celui du Canada.
Le CETA présente plusieurs caractéristiques et avantages. Tout d’abord parce qu’il entrainera la suppression de près de 99 % des droits de douanes entre les deux régions du globe.
Produits manufacturés, matières premières ( bois, métaux,…), produits chimiques, produits alimentaires, produits du secteur automobile, certains produits de la mer et quelques produits agricole sont concernés. Le traité oblige entre autres le Canada a reconnaître 145 appellations d’origines contrôlées européennes non viticoles sur les 1 500 que compte l’Union européenne, sachant que le Canada reconnaissait déjà la plupart des AOC viticoles. Seuls les produits agricoles tels que le bœuf aux hormones ou le poulet au chlore sont exclus de l’accord, de même que les OGM.
Mais ce traité CETA comporte également bien d’autres volets touchant:
• le commerce des services ;
• l’harmonisation des normes actuelles et futures, avec le reconnaissance des normes européennes pour exporter au Canada ;
• l’ouverture des marchés publics notamment du Canada, où 30 % des marchés publics seront ouverts contre seulement 10 % actuellement.
• des dispositions sur les droits d’auteur, le droit de la propriété industrielle sur les médicaments au Canada sera ainsi à titre d’exemple prolongé de deux ans ;
• un mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États;
• un volet sur le développement durable, l’environnement et le droit du travail. La reconnaissance de qualifications et de diplômes.
Autrement dit, le CETA est une grande armoire à tiroirs qui ouvre de prometteuses perspectives d’échanges et de développement dans bien des domaines. C’est aussi un traité qui nécessitera de repenser le projet d’accord transatlantique TTIP avec les Etats-Unis qui vont vivre un temps fort, en raison de l’élection de la femme ou de l’homme qui succèdera à Barack Obama le 8 novembre prochain.

L’AWIMAGE DE LA SEMAINE

GREECE-EUROPE-MIGRANTS« L’errance des réfugiés à travers l’Europe » est le thème de l’Exposition collective des photographes de l’AFP organisée dans le cadre de la 23e édition du prix Bayeux-Calavados des correspondants de guerre qui se tient depuis le 3 octobre et jusqu’au 9 octobre 2016. Le prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre récompense un reportage, réalisé entre le 1er juin 2015 et le 31 mai 2016, sur une situation de conflit ou ses conséquences pour les populations civiles, ou sur un fait d’actualité concernant la défense des libertés et de la démocratie. Présidé cette année par Jean-Claude Guillebaud, journaliste, écrivain, et éditeur, cet évènement donne lieu à la remise de sept trophées attribués par un jury international et à trois Prix spéciaux.
Depuis l’été 2015, l’Europe est confrontée à un afflux de migrants sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Des vagues de réfugiés venus principalement de Syrie, d’Irak, mais aussi de la Corne de l’Afrique, d’Afghanistan ou du Pakistan arrivent aux portes de l’Europe dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure.
Selon l’ONU, plus d’un million de personnes sont arrivées dans l’Union européenne en 2015, et quelque 260 000 sur les 6 premiers mois de l’année 2016.
Dans le monde, ils ont été plus de 65 millions l’an dernier à fuir les conflits et les persécutions, un chiffre record selon le Haut Commissariat aux Réfugiés.
Le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre rassemble des journalistes internationaux qui sont ainsi amenés à échanger avec le public, raconter les histoires humaines et expliquer les zones de tensions. Et les images saisies par ces observateurs de terrain valent souvent plus que de longs discours. C’est la raison pour laquelle la webradio webtv AWI a choisi de s’arrêter cette semaine sur le témoignage photographique de l’un des correspondants de l’AFP. D’où l’intérêt de l’exposition qui retrace le cheminement des migrants à travers l’Europe de juin 2015 à juillet 2016 et permet de suivre leurs itinéraires à travers le continent. Lire la suite

LA FIAC LEVE LE VOILE SUR L’ART CONTEMPORAIN MILLESIME 2015

Alors que la Fiac 2015 a ouvert ses portes hier au Grand Palais, nous ne pouvions rester de marbre face à cet événement artistique de portée internationale. Tout d’abord, en rendant hommage à Estève Maurice, peintre française, dont le « déjeuner sur l’herbe » datant de 1929, qui illustre cette chronique, trouve ici sa juste place. En raison du nombre et la diversité des oeuvres présentées, la Fiac offre une nouvelle fois aux collectionneurs avertis comme aux amateurs d’art la possibilité de découvrir les dernières créations de l’art contemporain venues des 5 continents. Avec 3400 artistes exposés par 175 galeries internationales, cette 42ème édition de la Fiac s’accompagne dans la capitale de toute une série de manifestations dédiées aux différents modes d’expression de l’art contemporain ( pièces, peintures, sculptures, dessins, installations…) exposés dans des lieux prestigieux et d’autres qui le sont moins. D’où l’intérêt que revêt OFFicielle qui permet à quelques galeries non-retenues par la Fiac, souvent porteuses de nouveaux talents, de figurer au programme de ce parcours découverte dans le milieu de l’art.
Vitrine du marché de l’art contemporain qui représente globalement au plan mondial environ 4 milliards de dollars de chiffre d’affaires, la Fiac lève le voile sur de nombreuses créations d’artistes qui s’inscrivent sur ce créneau porteur, même si la France ne représente que 2% de ce marché, contre 33% en Chine et 37% aux Etats-Unis. Une tendance minimaliste qu’on retrouve concernant la nationalité des artistes, Chinois et Américains arrivant loin devant les Européens, les Français ne représentant pour leur part qu’à peine 1%.
Vous avez donc jusqu’au dimanche 25 octobre pour découvrir dans la capitale, des œuvres plus originales les unes que les autres, révélatrices d’interprétations que font des artistes, souvent jeunes, d’univers sans limites allant parfois jusqu’à la provocation.
L’occasion pour nous de vous inviter prochainement à Honfleur, berceau de l’impressionnisme, qui par le nombre de ses galeries reste un lieu privilégié d’artistes vivants dont les créations savent à la fois surprendre et séduire, sans atteindre les sommes souvent extravagantes de la plupart de celles présentées dans le cadre de la Foire Internationale de l’Art Contemporain. Lire la suite