TRUMP POURRA T’IL ENCORE LONGTEMPS RESTER SOURD ET AVEUGLE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

En optant pour un retrait de l’accord climat de Paris signé fin 2015, Donald Trump ne fera jamais figure de chef d’Etat responsable et encore moins de sauveur de l’humanité, surtout s’il maintient dans les temps à venir son refus d’adhérer.
Pour une part non négligeable d’Américains qui l’ont élu 45e président des Etats-Unis en toute connaissance de cause et de programme, ce dernier peut, il est vrai, se vanter aujourd’hui d’afficher des résultats économiques propres à faire pâlir d’envie bien des dirigeants de pays développés. Avec un taux de chômage en baisse (4,3%), une économie qui demeure très dynamique (PIB + 2%) et Wall Street qui va de record en record, ce président a misé sur des résultats immédiats avec une vision court terme. Et il faut reconnaître qu’en dépit des diverses menaces qui pèsent sur ses propres épaules, il tient bon.
Toutefois, le rapport rédigé par des scientifiques de 13 organismes fédéraux, dont l’Environmental Protection Agency et la National Oceanic and Atmospheric Administration publié lundi par le New York Times, témoigne clairement que ce même président pourrait bien se voir reprocher sous peu une erreur d’appréciation monumentale. A moins que la publication de ce dernier qui repose sur l’approbation de l’administration Trump, ne conduise finalement le président des Etats-Unis à l’ignorer et à l’enterrer. Lire la suite

UN DEBAT DE PRIMAIRE SANS REELLE VISION D’AVENIR

En dépit de l’indéniable intérêt qu’a présenté le débat qui a eu lieu jeudi soir en présence de François Fillon et d’Alain Juppé, tous deux candidats au second tour de la primaire de la Droite et du Centre , il y a eu au final de quoi rester sur sa faim.
Ce débat était digne d’un milieu de XXe siècle, mais certainement pas d’un XXIe bien avancé !
Sans doute en raison du caractère profondément décalé des questions des journalistes qui l’ont animé.
En effet, si les conditions de travail dans le secteur privé et le secteur public, les 35H, les retraites,la santé ont entre autres été largement évoquées, le mot numérisation prononcé du bout des lèvres, s’est inscrit comme un accessoire. Or le fonctionnement de la société dans son ensemble va se trouver radicalement et considérablement modifié, compte tenu des progrès qui vont bouleverser le système économique et, avoir un impact sur les entreprises, les conditions de vie et de travail des hommes et femmes, toutes générations confondues, dans les années à venir.
Les raisonnements étaient donc profondément décalés au regard des réalités qui nous guettent à un horizon très rapproché.
Et c’est là que les journalistes, normalement branchés nouvelles technologies de l’information et de la communication, auraient dû interpeller les candidats et les interroger sur le réalisme de leurs propositions.
Car la numérisation, mais aussi la robotisation vont jouer un rôle majeur dans le fonctionnement de la société.
Les Français qui travaillent depuis quelques années dans des entreprises publiques ou privées de toute taille ont déjà pu constater, ces 20 dernières années, les changements importants intervenus dans tous les domaines sur fond d’informatisation.
Dans une poignée d’années, des robots humanoïdes vont prendre une place de plus en plus importante. Ils seront en mesure d’assurer de multiples missions, qu’il s’agisse entre autres de surveillance, de fabrication de produits comme de réalisation de services, d’aide aux personnes âgées et handicapées comme aux enfants en scolarité et aux étudiants.
Autrement dit, l’homme ne va pas vers un travailler plus, mais vers un travailler moins.
Seule la qualification professionnelle et l’ouverture aux nouvelles technologies constituera la clé de l’épanouissement personnel qui touchera, comme c’est déjà le cas, certains secteurs d’activité et l’exercice de la plupart des métiers : du chirurgien à la caissière de supermarché en passant par les enseignants, les administratifs en tous genres.
Comment expliquer que ni François Fillon ni Alain Juppé n’aient pris le temps de s’arrêter sur les profonds changements qui vont rebattre les cartes de l’économie au sens large et constituer le challenge de ce XXIe siècle au niveau national et mondial ?
Le manque de projection et de vision d’avenir des projets présentés, le 24 novembre 2016, faisait peine à voir. A moins qu’il faille attendre l’élection présidentielle au printemps 2017.
Brutalité de réformes ou méthode plus soft, le choix ne se situe par à ce niveau ! Les réalités qui vont bouleverser notre univers à tous les niveaux sont passées à la trappe. Or elles nous rattraperont très vite et menacent, une fois de plus, de témoigner notre manque de vision d’avenir et notre incapacité à préparer le futur.
Avec tous les risques qui en découlent en termes de compétitivité, d’attractivité et finalement de bien être dans son siècle. Consulter la chronique vidéo du lundi 28 novembre