DANSE AU-DESSUS D’UN VOLCAN

« Sous le regard inquiet des Français, nous dansons au-dessus d’un volcan qui gronde de plus en plus fort ! «
Cet avertissement lancé mardi aux députés, réunis au grand complet à l’Assemblée nationale, par Edouard Philippe, Premier ministre lors de sa déclaration de politique -generale n’est pas sans rappeler le cri d’alerte d’un de ses récents prédécesseurs qui avait alors parlé de faillite. Une situation qui ne s’explique pas uniquement en raison du mal qui frappe le pays, à savoir son endettement abyssal. La chronique audio revient sur quelques-unes des mesures que compte prendre le gouvernement durant le quinquennat pour remédier aux maux qui nous rongent et empêchent la France de franchir le cap de bonne espérance. Cliquez ici pour écouter la chronique audio

HOMME PROVIDENTIEL ET SAUT VERS L’INCONNU AVEC LE GOUVERNEMENT PHILIPPE 2


AWI- 19/06/2017 – Après avoir évité le pire lors de la présidentielle 2017, la France s’engage avec espoir vers l‘inconnu.
Le résultat du second tour des élections législatives a en effet essentiellement confirmé les pouvoirs d’un homme providentiel au profil jamais vu par le passé, parvenu contre toute attente à se faire élire président de la République française. Un homme qui a quasiment su faire table rase des vieux appareils, objet de nombreuses critiques citoyennes auxquels il ne reste pour ainsi dire que des strapontins.
En dépit de taux d’abstention records, d’une part au second tour de la présidentielle ( + 25 % ) et d’autre part au second tour des législatives ( 57,4 %) , le grand renouvellement du paysage politique ne va pas sans susciter de nombreuses attentes et immenses espoirs en termes  de perspectives et d’actions.
Car il faut être honnête, les Françaises et Français qui se sont rendus aux urnes n’ont pas voté pour les candidats et candidates qui briguaient le poste de député. Ils ont en réalité confirmé leur volonté de changement radical en s’appuyant sur la ligne définie par Emmanuel Macron.
L’aura dont bénéficie le nouveau chef de l’Etat veut qu’il en soit ainsi.
Cet indéniable succès de début de mandat met dans l’obligation de résultats rapides et symptomatiques.
On ne peut donc que souhaiter pleine réussite au commandant de bord et aux membres d’équipage, sachant que tout échec serait très durement sanctionné et qu’il pourrait conduire à une authentique catastrophe. Le capital confiance placé en Emmanuel Macron, le gouvernement d’Edouard Philippe et celles et ceux qui siègeront en qualité de députés sous l’étiquette LREM ou Modem à l’Assemblée nationale ne supportera aucun couac.
C’est aujourd’hui la seule chose qu’on puisse affirmer sans risque d’erreur.
En ce lendemain d’une trop longue période d’élections qui aura duré pratiquement une année, les regards des Français doivent à l’instar de ceux d’Emmanuel Macron, qui inaugurait ce lundi le 52e Salon aéronautique du Bourget, se tourner vers le bleu du ciel. D’autant que le président a ensuite rencontré l’astronaute Thomas Pesquet de retour de la Station spatiale internationale, démonstration d’un saut vers un futur plein d’inconnues. -AWI-20/06/2017- Il est vrai que le remaniement gouvernemental annoncé comme technique à l’issue des élections législatives s’annonce en réalité beaucoup plus important que prévu. D’où la nécessité d’attendre le résultat final avant de chronique. D’autant qu’il faut se rendre à l’évidence.
-AW_21/06/2017- En ce 21 juin, jour de fête de la musique sur fond de canicule, alors que la composition gouvernementale avait commencé en fanfare, la formation placée sous la direction d’Edouard Philippe, se trouve interrompue dans son élan pour cause de départs en cascade.
Après avoir expliqué, au lendemain de l’élection du président de la République, que le délai de nomination des ministres était dû à un souci d’examen approfondi des candidatures aux postes clés afin d’éviter tout risque de fausses notes, le premier gouvernement a finalement explosé au décollage.
Richard Ferrand, ministre de la cohésion territoriale, Sylvie Goulard, ministre des armées, François Bayrou, ministre de la justice, Marielle de Sarnez , ministre des affaires européennes, quittent le gouvernement.
Quatre ministres c’est beaucoup !
On comprend ainsi qu’avant d’interpréter la chronique politique de la semaine, AWI ait choisi d’attendre en coulisses d’en savoir plus.
Cliquez ici pour écouter la chronique audio enregistrée à l’issue de l’annonce de la composition du gouvernement Philippe 2

PREMIER TOUR DES LEGISLATIVES : VERS UNE CONFIRMATION DES PLEINS POUVOIRS

Comme le montre la photo d’archives utilisée pour illustrer cette amorce de chronique, lorsque les députés de tous bords sont présents sur les bancs de l’Assemblée nationale, çà fait forte impression et ça réconforte d’une certaine façon en termes de représentativité et de diversité. Mais comme chacun à pu le constater par le passé, cette situation ne s’est que très peu souvent présentée.
Quoi qu’il en soit, si les Français se montrent prêts à faire confiance au chef de l’Etat récemment élu et à son gouvernement , l’expression de Cervantes : « Il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier » apparaît aujourd’hui pleinement justifiée. Car, avec plus de 400 députés LRM en lice, on peut parler de risque d’hégémonie.
La sortie de route des partis traditionnels PS et LR a de quoi soulever quelques inquiétudes sur ce qu’il adviendra dans les temps à venir de cette profonde recomposition du paysage politique. L’absence d’opposition peut en effet s’avérer néfaste pour que s’exerce au mieux la démocratie qui veut que tout le monde ne partage pas les mêmes idées mais accepte néanmoins d’échanger pour parvenir au meilleur compromis. De plus, tout tend à démontrer que la France va se retrouver avec des parlementaires pour la plupart novices qui vont avoir fort à faire pour ne pas se trouver dépassés compte tenu de la complexité de la fonction qui va leur incomber.
Ce sont les principaux enseignements de ce premier tour des élections législatives qui a enregistré un taux d’abstention record et préoccupant (51,2 %). Il est 22H10 en ce dimanche 11 mai, AWI reviendra très vite sur les résultats de ce premier tour des élections législatives qui voit de nombreux ténors se faire doubler voire éliminer. Même s’il faut encore attendre les résultats du second tour, on peut d’ores et déjà parler de victoire royale. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

LA LOI SANTE MET UNE EPINE DANS LE PIED DE MEDECINS OPPOSES A LA GENERALISATION DU TIERS-PAYANT

Comme nous ne sommes pas devins et avons l’esprit Saint-Thomas, nous nous devions d’attendre le vote de la loi santé en première lecture, mardi 14 avril à l’Assemblée nationale avant de livrer une analyse qui ne laisse plus place aux doutes quant à son devenir. Nous demeurons néanmoins aujourd’hui persuadés que les médecins libéraux représentés par leurs syndicats respectifs, qui s’opposent à la généralisation du tiers-payant à tous les Français d’ici 2017 risquent d’en être pour leurs frais, même si cette dernière doit ensuite partir au Sénat pour examen. Un phénomène dû en grande partie à une communication maladroite envers les premiers intéressés que sont les Français. Car l’opinion publique s’était montrée majoritairement favorable à cette mesure phare de la loi santé, 63% considérant qu’il s’agissait là d’une avancée appréciable. De plus, c’était sans compter sur la ferme détermination de Marisol Touraine, ministre de la Santé de la faire adopter en exhaussant ainsi l’une des promesses faites par François Hollande en 2012. Au regard des ambitions de la loi Santé, il aurait fallu que les médecins, professionnels avertis de parcours de soins, sachent mieux défendre leurs prérogatives qu’il s’agisse de la liberté d’installation,de la lutte contre les déserts médicaux qui génèrent parfois des délais d’attente insupportables. Les professionnels de santé qui n’ont pas hésité à manifester sous diverses formes, à plusieurs reprises, leur refus d’une généralisation du tiers-payant n’ont pas su expliquer et surtout faire comprendre les motifs susceptibles de justifier leur opposition. Médecins de ville ou de campagne n’ont pas su non plus défendre leur honorable profession qui pour pouvoir être exercée impose un lourd tribut avec plus de 7 années d’études. Quant à invoquer la bureaucratisation de la médecine libérale, c’était vouloir faire classe à part, dans la mesure où chacun sait que toute activité professionnelle nécessite la tenue d’une comptabilité, la plupart du temps confiée à du personnel interne ou à un cabinet spécialisé extérieur. Il est toutefois important de préciser que cette mesure ne concernera tous les patients qu’à partir du 30 novembre 2017, autrement dit après la prochaine élection présidentielle.
Bien que Marisol Touraine affirme qu’il sera quasiment impossible de revenir en arrière après l’adoption de la loi santé, chacun a bien conscience que ce qui sera tricoté pourra être détricoté si la politique change radicalement mais aussi si les médecins apprennent à mieux communiquer, mieux informer en faisant valoir des arguments de poids pour défendre leur coeur de métier et leur mission de santé publique. La chronique audio a été enregistrée à l’issue du vote par le députés de la loi santé à l’Assemblée nationale, le 14 avril, par 311 voix pour, 241 contre, et 10 abstentions. Lire la suite