LA PREVENTION SANTE N’ATTEND PAS LE NOMBRE DES ANNEES

La webradio AWI qui demeure la première du genre à avoir axé sa ligne éditoriale autour de l’actualité « Santé et Assurance maladie » notamment, s’attache depuis des années à promouvoir les actions de prévention santé menées par la CPAM du Val-de-Marne auprès des assurés sociaux dans la force de l’âge, des jeunes et des personnes âgées.
Avant de nous pencher sur la politique de santé intéressant cette dernière catégorie qui fera l’objet de plusieurs émissions dés la rentrée, c’est de la santé des plus jeunes dont il est question aujourd’hui.
Tout tend en effet à prouver que plus on informe et forme tôt les jeunes aux défis de la vie courante sur le plan santé et professionnel notamment, plus ces derniers sont en mesure de faire face aux divers obstacles qui peuvent contrarier leur parcours individuel. Autrement dit, plus la jeunesse dispose de moyens et d’outils pour découvrir les réalités de la vie, plus la société dans son ensemble peut éviter les obstacles susceptibles de contrarier son bon fonctionnement mais aussi assurer une meilleure maitrise des dépenses de santé. Le principe de solidarité entre les biens portants, largement majoritaires, et les personnes fragilisées pour raison de santé permet en effet à de nombreuses personnes de surmonter certains coups durs générés par la survenance d’une maladie dont aucun individu ne peut se croire totalement à l’abri.
Ces quelques vérités visent à introduire le très intéressant dossier paru dans la revue ADSL proposée par le Haut Conseil de la santé publique sous le titre: « La santé : un capital en construction dés l’enfance »
L’abondance des informations contenues dans ce document nécessite d’angler la teneur de la chronique audio.
Les politiques de prévention santé mises en place en France à l’initiative des différents ministères de la santé qui sont relayées par des institutions représentatives et notamment l’Assurance maladie et son réseau de Caisses primaires territorialement compétentes, sont pour beaucoup dans les progrès accomplis ces dernières années. Bien entendu, les avancées considérables de la médecine tant préventive que curative sont également pour beaucoup dans l’évolution des traitements et les possibilités désormais offertes pour parvenir même dans des cas graves à des guérisons totales. Les efforts engagés en matière de vaccination ont également largement contribué à lutter contre les maladies infectieuses. Outre le calendrier vaccinal proposé par le HCSP, les agences régionales de santé (ARS) sont tenues d’entreprendre des actions spécifiques de promotion et d’accès à la vaccination en fonction des besoins dans les régions.
Les précisions apportées dans la chronique audio visent à donner une image somme toute positive des actions de prévention santé menées jusqu’à présent auprès des très jeunes enfants. Elles témoignent de l’intérêt de poursuivre dans cette voie qui n’est pas à sens unique. Lire la suite

LES PROPOSITIONS DU CONSEIL D’ACTION ECONOMIQUE POURRONT-ELLES INSPIRER LA NOUVELLE POLITIQUE DE SANTE ?

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Pour introduire cette chronique audio, il n’est pas inutile de revenir très rapidement sur la déclaration de politique générale prononcée mardi par le nouveau Premier ministre. Car parmi les mots clés auxquels les Français sont légitimement attachés, plusieurs n’ont pas été prononcés par Manuel Valls, notamment le mot Santé. Quant à l’Assurance maladie, elle s’est résumée à 10 milliards d’euros d’économies. Il est également vrai qu’au cours de ce discours de 47 minutes, il n’a pas davantage été question de recherche, de marchés, de mondialisation…
Alors que le chef de l’Etat avait annoncé au lendemain des élections municipales que la santé serait une priorité du nouveau gouvernement Valls, les observateurs attentifs avaient pu être pris de bourdonnements d’oreilles voire de vertiges à la lecture de certains passages du rapport du Conseil d’action économique (CAE) directement branché Matignon.
En effet, parmi les propositions avancées par cette noble institution, celle consistant à dérembourser les premières consultations chez le médecin afin de responsabiliser le patient et réduire le déficit de l’Assurance maladie n’est pas passée inaperçue. Car si les objectifs apparaissent fondés, les moyens d’y parvenir sont pour le moins curieux pour ne pas dire loufoques, cette disposition choc rayant d’un trait de plume l’importance primordiale que revêt la première consultation chez le médecin traitant et donc le parcours de soins coordonnés autour du patient, sans oublier la prévention. Qu’on cherche à éviter la multiplication des consultations et la surconsommation de soins et qu’on veuille lutter contre l’indécent nomadisme en termes de soins est rationnel. Mais certainement pas dans ces conditions.
On comprend donc aisément que la parution de ce rapport cosigné par les économistes Brigitte Dormont (université Paris-Dauphine), Pierre-Yves Geoffard (École d’économie de Paris) et Jean Tirole (École d’économie de Toulouse), ait été retardée aux lendemains du remaniement gouvernemental.
Car cette proposition choc qui touche directement au porte-monnaie est accompagnée d’autres aussi curieuses que généreuses à l’instar de la gratuité totale des soins en milieu hospitalier. Tient, on pensait que c’était l’hôpital qui pesait lourdement dans les dépenses publiques et que c’était lui qu’il importait de soigner en urgence !
Autant dire que la nomination au poste de secrétaire d’Etat à la santé qui devrait intervenir mercredi 9 avril dans l’après-midi donne tout de suite une idée de l’ambiance dans laquelle le secteur santé « made in France » va devoir être pris en mains et surtout trouver son équilibre. Mais la surprise est arrivée mercredi lors de l’annonce des 14 secrétaires d’Etat venant compléter le gouvernement de Manuel Valls. Lire la suite

DROITS A L’ASSURANCE MALADIE ET ACCES AUX SOINS DES ADULTES HANDICAPES

Alors que se déroule depuis lundi la 17e édition de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées et que la journée internationale du handicap aura lieu le 3 décembre, nous nous arrêtons cette semaine sur la protection sociale et plus particulièrement la prise en charge des soins et frais médicaux des adultes. En France, on estime à environ 5 millions le nombre de personnes en situation de handicap parmi lesquelles figurent notamment 2 millions de personnes à mobilité réduite, 30% des déficiences motrices étant d’origine accidentelle. En dehors des aides et actions engagées pour les enfants handicapés qui seront abordées dans une prochaine émission, le but n’est pas ici de décrire dans le détail toutes les situations de handicap qui touchent à la fois des adultes et des personnes âgées. Car toutes nécessitent la mise en place de moyens pour leur venir en aide, qu’il s’agisse entre autres de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), du droit à compensation, des prestations de compensation du handicap ( PCH), des pensions d’invalidité, de l’allocation compensatrice pour tierce personne ou encore du rôle d’information et d’accompagnement confié aux maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Il est également utile de préciser que 100 000 adultes handicapés sont accueillis en établissement médico-social et 110 000 en centre d’aide par le travail. En France, près de 100 000 employeurs sont assujettis à l’obligation d’emploi de 6% de personnes handicapées (hors secteur public). Mais force est de constater que les difficultés économiques actuelles qui impactent sérieusement l’emploi ont également des conséquences pour les personnes handicapées, le taux de chômage ayant augmenté de 60% au cours des quatre dernières années. D’où l’importance de la dernière intervention de Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion devant les directeurs généraux des Agences Régionales de Santé (ARS) Lire la suite

REGARD DE L’ARS SUR L’ACCES AUX SOINS ET LA PERMANENCE DES SOINS DANS LE VAL DE MARNE

Accès aux soins et permanence des soins sont deux clés d’un véritable sujet de société qui alimente  bon nombre de réflexions mais aussi d’actions au niveau des professionnels de santé, de l’Assurance maladie, de l’ARS,  suscitant à juste titre la curiosité des patients. D’où l’intérêt de la table ronde organisée sur ce thème par la CPAM  du Val-de-Marne, fin mars, dans le cadre de son forum santé , en présence de médecins*, de conseillers de la CPAM** et d’Eric Véchard, délégué territorial  pour les départements du Val-de-Marne et de l’Essonne au sein de l’ARS d’Île de France. Car cette Agence Régionale  de Santé suit  entre autres avec un vif intérêt l’organisation des systèmes de soins mis en place dans les différents départements franciliens, l’objectif consistant à promouvoir une démocratie sanitaire. En dépit de l’existence d’un système de couverture santé souvent présenté comme un modèle du genre, des formidables progrès réalisés dans le secteur de la médecine, de l’existence de  structures  de soins publiques et privées de qualité mais aussi d’acteurs salariés  et libéraux plein de bonne volonté, force est de constater que tout n’est pas aussi  rose  qu’il y paraît. Lire la suite

IMPACT DES DETERMINANTS ECONOMIQUES ET SOCIAUX SUR LA SANTE

Alors que  diverses informations peu réjouissantes viennent noircir cette fin d’ été 2012, nous avons voulu nous arrêter sur l’impact des déterminants économiques et sociaux sur la santé.
Qu’il s’agisse de conditions de logement, d’activité professionnelle, de revenus…les dernières informations ne prêtent en effet guère à sourire.
Aussi avons nous choisi de braquer le projecteur sur la région Île de France qui est à la fois la plus riche mais aussi la plus inégalitaire des régions françaises. 14% des ménages franciliens vivent en effet en dessous du seuil de pauvreté régional fixé à 760 euros par mois. Une situation qui n’est pas sans conséquences sur l’état de santé de la population de la région capitale marquée par de fortes disparités géographiques. Lire la suite

IMPACT DES DETERMINANTS ECONOMIQUES ET SOCIAUX SUR LA SANTE

Alors que  diverses informations peu réjouissantes viennent noircir cette fin d’ été 2012, nous avons voulu nous arrêter sur l’impact des déterminants économiques et sociaux sur la santé.
Qu’il s’agisse de conditions de logement, d’activité professionnelle, de revenus…les dernières informations ne prêtent en effet guère à sourire.
Aussi avons nous choisi de braquer le projecteur sur la région Île de France qui est à la fois la plus riche mais aussi la plus inégalitaire des régions françaises. 14% des ménages franciliens vivent en effet en dessous du seuil de pauvreté régional fixé à 760 euros par mois. Une situation qui n’est pas sans conséquences sur l’état de santé de la population de la région capitale marquée par de fortes disparités géographiques. Lire la suite