AUX PREMIERES LOGES LES GENS DU GRAND NORD VIVENT UN GRAND FRISSON


Les Inuits qui habitent un territoire de plus de 6000 kilomètres carrés dans l’Arctique ont pu constater cette semaine que le réchauffement climatique qui fragilise et réduit la banquise, se confirme jour après jour.
En assistant pour la première fois au passage du porte-conteneurs Venta du groupe danois Maersk – long de 200 mètres et large de 35,2 mètres – à faible tirant d’eau qui a été construit au chantier naval de Zhoushan en Chine, tracer sa route sans encombres derrière un brise glace, les autochtones ont-ils été vraiment surpris ?
Confirmation a en effet été apportée qu’en quelques décennies, la calotte glaciaire de l’Arctique a perdu près de la moitié de sa surface, la température ayant presque atteint 30 degrés au nord de la Sibérie cet été. Lire la suite

ICEBERG GEANT A LA DERIVE

Le 6 juin 2016, nous avions fait de la faille baptisée « Larsen C « , l’Awi-Mage de la semaine. Surveillé de près par les scientifiques, le risque de fracture lié à la présence de cette faille mesurant plus de 110 km de long et 530 m de profondeur sur l’Antarctique s’est confirmé. Et le 12 juillet, un immense iceberg d’une surface de 5.600 km2 et d’un poids de plus de 1.000 milliards de tonnes a fini par se détacher. Si ce dernier ne doit, aux dires de certains observateurs, pas avoir d’impact immédiat sur le niveau des océans, il ne fera que fragiliser la surface glaciaire et sera amené à dériver dans des eaux dont la température est en constante augmentation. Qu’il s’agisse ou non d’une conséquence du réchauffement climatique provoqué par l’activité humaine, on ne peut rester indifférent face à un phénomène de cette ampleur. De quoi refroidir les climato-sceptiques ! Mais cet évènement est-il pour autant susceptible de conduire Donald Trump à revenir sur sa décision de retrait de l’accord climat de Paris ? Rien n’est moins sûr ! Il permettra néanmoins à Emmanuel Macron de verser un énorme glaçon dans les discussions qui auront lieu lors du prochain sommet climat qui doit se tenir le 12 décembre à Paris. Un moment qui apparaît bien choisi lorsqu’on sait que Al Gore, ancien vice-président des États-Unis de 1993 à 2001, membre du Parti démocrate et environnementaliste convaincu, reviendra en fin d’année argumenter sa position en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Après avoir tenté, comme beaucoup d’autres personnalités politiques mais aussi d’hommes d’affaires, de convaincre le président des Etats-Unis de ne pas sortir de l’accord climat signé en 2015 à Paris, le documentaire américain de Davis Guggenheim sorti en 2006 auquel il avait participé, ne restera en effet pas sans lendemain. On ne peut que regretter qu’ Al Gore qui n’en est plus à une vérité qui dérange près nous fasse attendre le 1er novembre 2017 pour nous livrer « Une suite qui dérange. Le temps de l’action ». Un documentaire dont la bande-annonce est d’ores et déjà consultable. Cliquez ici pour visualiser le clip vidéo

UN SIGNAL GLACIAL DE FRACTURE ENVOYE DEPUIS L’ANTARCTIQUE

Nous en avions fait l’Awi-Mage de la semaine en 2016. Mais depuis, la situation n’a cessé d’évoluer, dans le mauvais sens. L’iceberg dont la superficie équivaut à 50 fois celle de Paris est en effet sur le point de se détacher du continent Antarctique. De quoi relancer le débat et mobiliser les défenseurs de la lutte contre le réchauffement climatique qui ont récemment vu les Etats-Unis se détacher de l’accord climat de Paris. Surveillée de près par les scientifiques, la faille baptisée « Larsen C »,qui mesure plus de 110 km de long et 530 m de profondeur révèle un phénomène de fracture qui pourrait refroidir les climatosceptiques. Car si le dérochage de cet immense iceberg ne doit pas, aux dires de certains observateurs, avoir d’impact sur le niveau des océans, il ne fera que fragiliser des glaciers capables, pour leur part, de faire monter de 10 cm les mers du monde si ces derniers devaient se trouver à terme exposés à l’océan Antarctique. De plus, ce gigantesque glacier flottant sera amené à dériver dans des eaux dont la température est en constante augmentation. Qu’il s’agisse d’un phénomène somme toute naturel ou d’une conséquence des émissions de gaz à effets de serre provoquées par l’activité humaine, on ne peut rester indifférent à la situation. Cliquez ici pour lire la suite et visualiser le clip vidéo

L’AWI-MAGE DE LA SEMAINE – HAYLEY VI VICTIME DE GLACE BRISEE

La vague de froid qui frappe actuellement la France ne doit pas faire illusion. Tous les organismes mondiaux chargés, à l’instar de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), de surveiller entre autres la température sur Terre, confirment que 2016 aura été l’année la plus chaude depuis que l’enregistrement des températures existe. L’AWI-MAGE de la semaine vient rappeler que l’homme est petit face aux aléas climatiques.
Pour preuve, la station de recherche Halley VI du British Antarctic Survey qui relève depuis 2012 les données météorologiques spatiales, les changements climatiques et les phénomènes atmosphériques, va devoir être déplacée en raison de fissures profondes dans la glace .
Le gouffre dormant qui s’est ouvert risque en effet de couper la station du reste de la plateforme de glace.
Même s’il est encore impossible d’affirmer que la croissance de la fissure est liée au réchauffement climatique, force est de constater qu’une deuxième fissure a été signalée à environ 17 km au nord de la station, sur un accès parfois utilisé pour le réapprovisionnement de la base.
Le déménagement de la plateforme sera planifié par étapes sur une période de trois ans, afin de permettre à la recherche scientifique de se poursuivre sur le site existant.
Maintenant que l’hiver est passé, l’équipe chargée de la réinstallation de Haley VI se prépare à remorquer la station à l’aide de gros tracteurs. Lire la suite

A BORD DU SEA SHEPHERD’S « Brigitte Bardot »

Comme annoncé la semaine dernière, AWI vous invite à bord du Sea Shepherd’s « Brigitte Bardot » en compagnie de Caira, une jeune italienne, anthropologue et linguiste, membre d’équipage volontaire qui a accepté de nous livrer son témoignage. Ce trimaran stabilisé long de 35 mètres, impressionnant justicier des mers, capable d’atteindre une vitesse de 24 noeuds grâce à ses deux moteurs dont la puissance atteint 14000 chevaux, mène de nombreux combats pour lutter contre la pêche illégale et la destruction de la faune marine, notamment en Antarctique. En 2014, il avait pris la direction des Iles Féroé pour sauver des cétacés. Avant qu’il ne reparte pour de nouvelles missions encore classées  » top secret », nous avons pu profiter d’une de ses escales dans le port de Honfleur pour en savoir plus. La présentation de cette émission sous la forme d’un diaporama sonore vous permet de vivre 5 minutes à bord du Sea Shepherd’s « Brigitte Bardot » en bonne compagnie.
As announced last week, AWI invites you aboard the Sea Shepherd’s « Brigitte Bardot » in the company of Caira, an Italian young anthropologist and linguist, member of volunteer crew who agreed to give us his testimony. This stabilized trimaran 35 meters long, impressive vigilante seas, capable of reaching a speed of 24 knots thanks to its two engines whose power reached 14,000 horses, led many battles to fight against illegal fishing and the destruction of wildlife navy, including Antarctica. In 2014, he became head of the Faroe Islands to save whales. Before he reparte for new assignments yet classified « top secret », we could enjoy one of its ports of call in the port of Honfleur for more information. Lire la suite