« UN AMERICAIN A PARIS »

Ce titre vous rappelle sans doute celui d’un film musical américain réalisé par Vincente Minnelli, sorti en 1951, qui avait notamment pour acteurs Gene Kelly, Leslie Caron. Quant à Jeremy Rifkin qui a 68 ans, c’ est un « Américain à paris » entendez par là un metteur en scène du développement durable  qui vous invite à une projection  dans le futur. Cet essayiste américain, spécialiste de prospective qui fît ses études à l’Université de Pennsylvanie, l’Université Tufts et à la Wharton School,  préside la Fondation pour les tendances économiques (Foundation on Economic Trends). Auteur de : La troisième révolution industrielle », ouvrage dans lequel il décrit les mutations en cours de l’économie et propose les bases d’une croissance durable tout au long du XXIe siècle, cet  « Américain à paris »  est venu en France pour relever des défis d’avenir en misant  sur la région Nord-Pas-de-Calais.  Conscient que les énergies fossiles, utilisées dans la quasi-totalité de nos activités, devront être remplacées par des sources d’énergie renouvelables : éolien, solaire, hydroélectricité, géothermie, transformation de déchets agricoles, Jérémy Rifkin nous projette un scénario  dans lequel  le parc immobilier est  repensé : chaque immeuble devenant une mini-centrale énergétique capable de collecter l’énergie sur place ; de nouvelles méthodes de stockage, via l’hydrogène notamment, étant développées pour pouvoir emmagasiner l’énergie ainsi produite ; le réseau électrique étant , grâce à Internet, transformé en réseau intelligent, en source ouverte permettant à chacun de se connecter en tous points et ne payer que ce qu’il consomme. Le 25 octobre dernier, en présentant, au World Forum de Lille ,son Master Plan, élaboré avec une centaine d’acteurs du monde économique, politique, académique et associatif, ce génie de la prospective était venu dessiner l’avenir d’une région qui a connu bien d’autres révolutions industrielles. Son film  préfigure sans doute l’univers dans lequel les générations futures vivront et s ‘épanouiront. Aussi prenez place. La séance ne fait que commencer ! Lire la suite

LES FILMS SELECTIONNES POUR LA 39eme EDITION DU FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE FONT AIMER LE 7eme ART « MADE IN US »

Vincent Lindon
président du jury

Le 39eme Festival du Cinéma Américain de Deauville dont les Prix seront remis dimanche soir, aura tout d’abord eu pour mérite d’offrir une sélection de films très différents, tous d’excellente qualité. Qu’il s’agisse des films en compétition ou de ceux présentés parmi les premières, ce que nous avons pu voir nous a  véritablement séduit, mais aussi souvent surpris. Au-delà des sujets, des scénarios, des mises en scènes, des acteurs, des décors… chaque film s’est fait porteur d’intrigues et de messages qui ne peuvent laisser les spectateurs indifférents. Il est bien entendu impossible de comparer « All is lost » réalisé par J.C Chandor avec Robert Redford dans lequel ce dernier ne prononce que deux mots « I fuck » et « SOS » en nous faisant plonger dans la détresse du grand large avec « Breathe in » de Drake Doremus, magnifiquement interprété par Guy Pearce,  Amy Ryan et plus particulièrement Felicity Jones, notamment, qui relate avec finesse une histoire de passion amoureuse très bien ficelée. Nous retiendrons aussi « Blue ruin » film réalisé par Jérémy Saulnier avec Macon Blair dans le rôle principal qui illustre la détresse d’un homme en proie à son passé, ou encore « We are what we are » de Jim Mickle qui a reçu à la fin de sa projection autant d’applaudissements que de sifflets pour avoir terminé sur des scènes apocalyptiques. Mais avouons que ce cinéma américain dispose de sérieux atouts. Car parmi les autres films vus comme « The necessary death of Charlie Countryman » réalisé par Fredrik Bond avec Shia LaBeouf et Evan Rachel Wood qui nous entraine dans les bas-fonds de Bucarest ou encore « Lovelace » que l’on doit à Rob Epstein et Jeffey Freidman qui retrace la vie de Linda Lovelace, vedette de la pornographie des années 70, admirablement interprétée par Amanda Seyfriedon,on est pris au jeu, collé à l’écran.
Tous ces films qui retiennent l’attention du début à la fin font réagir, réfléchir sans jamais générer le moindre ennui. Cette année, le Festival du Cinéma Américain de Deauville a su nous servir sur planches des films originaux, des personnages charismatiques et des scènes inoubliables.
Vincent Lindon, président et les membres du jury ont certainement dû tourner plusieurs fois autour de la table pour déterminer quels films, quels réalisateurs, quels acteurs retenir pour cette 39eme édition. Une source d’inspiration pour le cinéma français actuellement en panne.
En vous invitant à regarder la bande-annonce du film « All is lost » et un extrait de « We are what we are », nous avons voulu lancer deux hameçons afin de vous donner envie de mordre et de vous régaler de 7eme Art « made in US ». Lire la suite