LA CRISE FINANCIERE FRANCAISE DE 1789-1799 ENFIN DEVOILEE

Andrew Dickson White est né le 7 novembre 1832 à Homer (New York) et mort le 4 novembre 1918 à Ithaca (New York). Diplomate et historien américain, il fût l’un des cofondateurs de l’Université Cornell. Et le livre intitulé : « La crise financière française de 1789-1799 » publié aux éditions « Le jardin des Livres » dont il est l’auteur est intéressant à double titre. Tout d’abord parce qu’il lève le voile sur la crise financière qui a sévi durant cette tumultueuse période en France et n’est que peu connue, et d’autre part parce que les faits avérés qu’il nous rapporte sont assez curieusement d’une actualité brûlante sur fond d’endettement de l’Etat et de compétitivité du « made in France ».
Ce livre raconte comment les Révolutionnaires se sont lancés dans l’usage intense de la planche à billets et comment ils se sont heurtés au bon sens des Français qui se sont raccrochés aux pièces d’or et d’argent lorsque les Assignats ont commencé à perdre de leur crédibilité et de leur valeur dés 1790. A tel point qu’en 1796, le Directoire décidait d’arrêter les émissions de billets avant de revenir très vite à la monnaie métallique. Il nous explique également comment l’usage des planches à billets a finalement conduit l’armée au pouvoir avec l’arrivée de Napoléon Bonaparte.
Lorsqu’il s’exprimait devant ses étudiants aux Etats-Unis, Andrew Dickson White avait coutume de préciser que la situation financière de la France durant cette période particulièrement mouvementée ne pouvait en aucun cas se produire Outre Atlantique.
L’entretien que nous a accordé Pierre Jovanovic, directeur littéraire des éditions « Le jardin des Livres » permet de bien comprendre ce qui fait l’intérêt de ce livre s’agissant de notre Histoire. D’autant que la crise financière française de 1789 à 1799 résonne comme un avertissement à l’heure où les Etats-Unis, l’Angleterre et le Japon n’hésitent pas à inonder le monde de leurs planches à billets sans valeur, l’euro se trouvant pris en otage dans une véritable partie de monopoly à l’échelle mondiale. Lire la suite