COMMENT EVITER LA PAUPERISATION DU SYSTEME DE SANTE MADE IN FRANCE

Un récent article signé Vincent Champain, président de la Commission Santé Medef Paris New-York, paru dans la Tribune de l’économie, le 8 septembre dernier, a particulièrement retenu notre attention.
Ce qui est écrit avec le concours d’un collectif d’auteurs rejoint en effet les préoccupations partagées par les différents acteurs de notre système de santé mais aussi l’ensemble des Français, qu’ils soient ou non directement concernés par une maladie impliquant un parcours de soins coordonné.
En comparant le système de couverture santé qui prévaut en France et celui qui existe aux Etats-Unis appelé « Affordable Care Act » qui a pour objectif d’améliorer l’accès aux soins en offrant une couverture santé plus large, Vincent Champain fait observer que si les défis sont communs – soigner mieux au meilleur prix – les méthodes utilisées pour assurer le caractère performant de la couverture santé demeurent très différentes.
En France, la politique conduite en matière de santé s’appuie sur une loi de financement (LFSS) qui s’intéresse exclusivement aux dépenses publiques sans s’attacher aux résultats liés aux innovations médicales, alors qu’aux Etats-Unis la démarche repose sur le secteur privé et surtout le rôle majeur joué par l’innovation.
Une différence de taille qui menace à terme le fonctionnement de notre système de santé, le recours aux technologies avancées permettant de parvenir à une qualité de soins et de traitements en phase avec les défis du XXIe siècle.
Les actions menées en France par le gouvernement et relayées par l’Assurance maladie pour promouvoir les médicaments génériques, développer la chirurgie ambulatoire, renforcer la prévention sur des facteurs de risques avérés ( obésité, tabagisme, alcoolisme, cancer, hygiène de vie…) qui vont dans le bon sens, ne peuvent suffire à elles seules.
En dépit de l’existence de pôles de compétitivité dédiés aux questions santé, à l’instar d’Eurasanté, les acteurs clefs : ministère de la santé, professionnels santé et caisses de sécurité sociale, n’ont visiblement pas encore totalement pris conscience que les innovations du domaine médical favorables aux patients, feraient d’eux les premiers bénéficiaires.

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