Avec un titre volontairement provocateur, AWI endosse le rôle de l’oiseau farouche et vous invite à suivre l’interview accordée par Emmanuel Ibarra, Directeur de l’aéroport de Deauville Normandie.
Lors d’un déjeuner de presse organisé conjointement par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Pays d’Auge et le syndicat mixte*, les journalistes ont pu se plonger dans les derniers résultats en termes de fréquentation et de vols charters, sans oublier les perspectives de développement de ce qui n’était encore, il y a quelques années, qu’un aérodrome pour Cessna, Falcon et autres Learjet avant de prendre, en 2005, un nouvel envol. Si Londres reste l’une des destinations de prédilection au départ de cet aéroport situé à Saint-Gatien, les voyagistes et compagnies apprécient la situation de cette plateforme aéroportuaire qui, en dépit de sa taille modeste, dispose d’une piste dont la longueur 2.550 mètres permet désormais d’accueillir dans les meilleures conditions, les avions de ligne .
Devant le succès remporté par les vols charters qui permettent aux Normands de se rendre – à bas coût sans jeu de mots – dans certains pays chauds (Egypte, Maroc, Tunisie, Grèce…) le syndicat mixte qui contribue largement au financement des investissements visant maintenir le cap compte bien prendre de l’altitude et relever de nouveaux défis d’ici 2014.
Il en coûtera environ entre 9 et 12 millions d’euros pour réaliser tous les travaux programmés, de la construction d’un nouvel aérogare à des aménagements d’ordre technique, en passant par la construction de boxes permettant d’accueillir les chevaux qui sont, faut-il le rappeler, ici chez eux.
Comment ce qui n’était au départ qu’un aérodrome réservé à de petits avions privés est-il devenu un aéroport fréquenté par plus de 129.000 passagers en 2011 ? C’est ce que nous explique Emmanuel Ibarra.
Mais si un aéroport est appréciable pour partir en vacances sur d’autres contrées, c’est aussi une marque de développement économique pour la Normandie. Hommes et femmes d’affaires trouvent en effet ainsi de quoi faire voyager leur business, et leur entreprise.
De plus, un aéroport, fut-il modeste, est également un pôle créateur d’emplois. D’ailleurs comme le précise Emmanuel Ibarra, les postes saisonniers se sont transformés en CDI.
Que diable direz-vous! Et l’environnement au milieu de tout ça ?
Le vert bocage et autres jolis villages environnant ne risquent-ils pas de souffrir des nuisances que génère le plus souvent le trafic aéroportuaire. Pas du tout, affirme Christian Fougeray, Président de la CCI du Pays d’Auge arguant de sa situation personnelle qui veut qu’il vive lui-même à proximité, sans avoir à supporter de nuisances.
Un développement maîtrisé, des horaires calculés et exclusivement diurnes, un nombre de rotations limité, des avions modernes dotés des dernières technologies sont quelques uns des atouts de cet aéroport qui a le mérite d’avoir accueilli, la Reine d’Angleterre, le Prince Charles, des acteurs de cinéma… et même Obama. Embarquement porte 14 !
*Le syndicat mixte regroupe la région Haute Normandie et Basse Normandie ainsi que la ville de Deauville.

