RENONCEMENT AUX SOINS : LES DENTS TRES EXPOSEES

S’il est des organes durs, de couleur ivoire, composés d’une couronne et d’une ou plusieurs racines implantées dans l’os alvéolaire des os maxillaires de la cavité buccale qui méritent une attention particulière, ce sont les dents.
Car lorsqu’il y a nécessité de consulter un chirurgien-dentiste, cette intervention en terrain sensible est rarement perçue comme une partie de plaisir.
Mais au-delà de cette réalité appelée « peur » qui touche toutes les couches sociales, et toutes les classes d’âges, force est de constater que les affections bucco-dentaires chez les enfants et les adultes sont plus répandues dans les groupes de population démunis et défavorisés. Or le renoncement aux soins dentaires pour des raisons financières peut avoir de graves conséquences sur le plan santé.
L’enquête Statistiques sur les ressources et les conditions de vie ( SRCV) publiée dans le dernier numéro d’Economie et statistiques de l’INSEE révèle qu’en France, si environ 4% des personnes de 16 ans et plus ont renoncé au moins une fois, au cours des douze derniers mois, à se rendre chez un médecin généraliste, alors qu’elles en ressentaient le besoin, près de 7% se sont abstenues de consulter un dentiste en dépit de signes patents nécessitant son intervention.
D’autres points importants apparaissent et notamment un taux de renoncement aux soins dentaires sensiblement plus élevé chez les femmes que chez les hommes, mais aussi plus marqué chez les personnes atteintes de maladies chroniques ainsi que chez les étrangers vivant en France. Par ailleurs, si différents travaux ont montré que la CMU-C a contribué à réduire le taux de renoncement aux soins, l’absence de complémentaire santé constitue souvent un frein majeur.
Cette chronique fournit l’occasion de revenir sur le programme MT’dents conduit par l’Assurance maladie et relayé notamment par la CPAM du Val-de-Marne en direction des enfants. De faire le point sur deux facteurs importants de renoncement aux soins bucco-dentaires ; d’évoquer les progrès accomplis par la médecine dentaire et enfin de rappeler les conditions de prise en charge des soins dentaires par l’Assurance maladie.

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