POUR GARANTIR LA SECURITE DES MEDECINS DANS LE VAL-DE-MARNE L’ORDRE PREND DES MESURES RADICALES

Vidéosurveillance, géolocalisation, livret de sécurité, ou encore numéro de téléphone dédié avec un référent…nombreuses sont les solutions adoptées dans le Val-de-Marne pour améliorer la sécurité des médecins. Car si la tendance nationale en termes de violences à l’égard de ces derniers demeure au-dessus de la moyenne de ces dix dernières années, en dépit d’un léger recul en 2012 avec vingt-quatre déclarations d’incidents de moins recensées par rapport à 2011, le Val-de-Marne qui a longtemps figuré dans le triste Top 10 des départements les plus violents de France, est sorti ces dernières années de ce classement.
Nouvelle étape dans le partenariat entre le Conseil départemental de l’ordre des médecins, les forces de sécurité, la Préfecture, l’Agence régionale de santé ainsi que les services du Procureur : l’acquisition d’une vingtaine de boitiers de géolocalisation, distribués nommément aux médecins effecteurs de la permanence de soin en nuit profonde qui vont leur permettre de se rendre plus sereinement dans les quartiers « à connotation sensible ».
Selon Bernard Le Douarin, président du Conseil départemental de l’Ordre des médecins qui a également en charge de l’observatoire national de la sécurité des médecins, ces mesures sont suffisantes, le protocole permettant une adaptation au regard des retours d’expériences. Le Dr Le Douarin précise « Si la situation venait à se détériorer, nous serions immédiatement amenés à nous rapprocher de nos partenaires pour mettre en place toutes les mesures nécessaires, comme le déploiement de la vidéosurveillance sur l’espace publique, le protocole prévoyant que nous puissions demander aux maires de placer les caméras dans l’axe des cabinets ». Dans les SAMI, de nouveaux dispositifs ont déjà été installés pour améliorer le sentiment de sécurité des médecins de garde. Dans certaines maisons médicales de garde, un dispositif de communication instantanée entre le vigile qui est à l’extérieur du cabinet et le médecin qui est dans son bureau a été mis en place.
La sécurité est facteur important pour le bon exercice de la médecine. De plus, conscient de l’impact psychologique que peuvent avoir les situations d’agressions, le Conseil départemental de l’Ordre des médecins a créé, l’an dernier, une cellule d’écoute, de soutien et d’accompagnement des professionnels de santé. « Au-delà des violences dont peuvent être victimes des médecins, nous sommes amenés à intervenir dans un processus de compagnonnage total et de façon confidentielle pour aider dans des situations personnelles, familiales ou des situations de santé difficiles. Et il faut reconnaître que cette cellule est de plus en plus sollicitée et que les conseillers qui s’en occupent ont beaucoup de travail.» confie Bernard Le Douarin.
Enfin, pour former les médecins et les aider à faire face aux éventuels comportements violents, le Conseil national de l’Ordre des médecins va proposer très bientôt des outils pédagogiques sous forme de vidéos qui seront diffusées sous l’égide des conseils départementaux de l’Ordre . Objectifs: susciter les réactions des médecins et ouvrir avec eux un véritable dialogue.

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