BENIVM PLUS SOLIDE ET PORTEUR QUE BRICS ?

Inventés par de distingués économistes : BRICS, CIVETS, BENIVM sont autant d’acronymes qui reprennent parfois les mêmes pays pour tenter de donner un poids significatif à des blocs qui se forment et influencent l’économie mondiale.
Créé en 2001 par Jim O’Neil, économiste à la Banque d’affaires Goldman Sachs, BRIC ne prit un « S » qu’en 2011 avec l’arrivée de l’Afrique du Sud. CIVETS, moins connu, regroupant Colombie, Indonésie, Vietnam, Egypte, Turquie et Afrique du Sud fût lui créé en 2009 par Robert Ward avant d’être popularisé par la banque HSBC Quant au BENIVM,  que l’on doit à Laurence Daziano, maître de conférence en économie à Sciences-Po Paris, il est de création récente puisqu’il ne date que de 2013.
Toujours est-il que ces acronymes qu’on pourrait qualifier « actronymes » jouent des rôles majeurs dans la série « Economie mondiale » riche en rebondissements. Ainsi, certains pays émergents, membres des BRICS, qui détenaient jusqu’ici de gros crédits sympathie sur la scène internationale se trouvent ils, depuis quelques temps, confrontés à de moindres performances qui leur valent d’être moins valorisés, moins soutenus. Mais les pays développés qui veulent garder la main sur le fonctionnement de l’écosystème planétaire savent à quel point il leur faut composer avec les émergents qui bien que sujets aux coups de blues restent indispensables pour donner corps à un scénario d’économie mondialisée plein de ratures. Avec parfois des coups de théâtre, les BRICS affichant brutalement des faiblesses qu’on imaginait pas. La Chine se voyant menacée par « le tournant de Lewis » . D’où l’effroi des observateurs, lorsqu’ils constatent que depuis le début du XXIe siècle, les grandes économies émergentes et notamment celles des BRICS n’ont pas eu les effets souhaités en matière de convergence économique. Ruchir Sharma, directeur des marchés émergents et de l’analyse macroéconomique mondiale chez Morgan Stanley Investment Management déclarant tout de go : « L’écart moyen de revenu par habitant entre les pays riches et les pays en développement a retrouvé son niveau des années 1950. » Le fait que les vedettes d’hier ne figurent finalement plus au box office oblige à repenser le scénario et à trouver d’autres acteurs pleins de ressources. Et c’est là qu’à partir des cinq critères cumulatifs structurant qui permettent de définir finement l’émergence économique, Laurence Daziano, par ailleurs membre du conseil scientifique de Fondapol, nous invite à nous tourner vers les nouveaux pays émergents qui définiront peut-être les perspectives du monde économique en 2050.
Un film passionnant ! Des acteurs aux talents insoupçonnés. Des figurants par millions. Un spectacle en 5D qui nous fait toucher du doigt la composition d’un monde inachevé à la recherche de ballons d’oxygène.

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