ENTRE REPARTITION ET CAPITALISATION L’AVENIR DES RETRAITES EN QUESTION

Cette introduction à la chronique audio portant sur le projet de loi de réforme des retraites que vous êtes invités à écouter est basée sur une histoire vécue authentique qui trouve aujourd’hui tout son sel et ne manquera sans doute pas de susciter quelques réactions.
En septembre 1993, l’actuel directeur de la rédaction de la webradio AWI, optait, à l’issue d’un parcours de journaliste salarié d’une dizaine d’années, pour un exercice en libéral de son métier de journaliste professionnel. Ce nouveau statut allait le conduire, dés son début d’activité en libéral, à adresser à la CNAV et aux autres Caisses spécialisées sa demande d’inscription afin de poursuivre le paiement de cotisations et de bénéficier de droits. Mais à l’époque, quelle ne fût pas la surprise ! En dépit de demandes d’inscription maintes fois réitérées à ces différents organismes, que fût-il répondu à l’intéressé par la CNAV et les autres Caisses spécialisées dans les métiers de l’information et de la communication ? : « Nous ne pouvons vous inscrire à un régime de retraite en tant que journaliste exerçant en libéral ou indépendant. Le statut de journaliste impose qu’il existe un lien de subordination entre l’employé et l’employeur pour bénéficier de droits à un régime de retraite. Le statut de journaliste libéral – autrement dit libre – n’est pas reconnu ». Malgré l’appui par écrit des services des impôts attestant de la réalité de l’exercice du métier de journaliste en libéral, rien n’y fît ! Bien sûr cette obligation de justifier un lien de subordination entre employé et employeur, passage obligé pour l’ouverture de droits à la retraite d’un journaliste, a de quoi surprendre, surtout en 2013. Mais cette histoire vraie qui en dit long, méritait de figurer en préambule à une chronique audio concernant les retraites qui se trouvent actuellement en France au cœur de l’actualité économique et sociale. Chacun pourra ainsi juger d’inepties qui ont marqué le temps, et ont conduit un journaliste indépendant à ne pouvoir miser que sur la capitalisation pour éviter le « zéro retraite ». La liberté d’informer librement fût acquise à ce prix ! Elle s’exerce aujourd’hui concernant le projet de réforme des retraites et les manifestations qu’il suscite, sachant que seulement 12% des actifs français connaissent le montant de leur future retraite.

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