LA MAÎTRISE DES DEPENSES DE SANTE DANS LE VAL-DE MARNE S’APPUIE SUR UN RESEAU DE MEDECINS-CONSEILS AUX COMPETENCES RECONNUES

Docteur Jean-Louis Leroux

Le calme olympien dont fait preuve le docteur Jean Louis Leroux, chef médecin-conseil dans le Val-de-Marne qui a accepté de répondre à nos questions ne doit pas faire illusion.
Derrière cette apparente sérénité se cachent des réalités économiques et sociales qui lui imposent comme aux membres de son équipe de jouer auprès des professionnels de santé un rôle important de porte-parole des nombreux messages labellisés « AM » qui visent à promouvoir une bonne maîtrise des dépenses de santé.
En intervenant auprès des 1800 médecins généralistes et spécialistes libéraux qui exercent dans ce département francilien ou résident 1.200.000 habitants, mais aussi dans les établissements de soins publics et privés, les médecins-conseils ont fort à faire. Car tout ou presque y passe, qu’il s’agisse de prescriptions d’antibiotiques, de médicaments génériques, d’ordonnanciers bi-zone, d’inhibiteurs de la pompe à protons, de transports sanitaires, d’indemnités journalières…

Et force est de constater que les échanges entre médecins-conseils et praticiens libéraux ne peuvent avoir lieu que dans un climat de confiance.
Voilà pourquoi Jean-Louis Leroux tient à souligner qu’il est avant tout médecin et suit régulièrement des formations très pointues dans de nombreux domaines. Car ce sont ses compétences reconnues qui en font un interlocuteur privilégié, et lui permettent d’avoir un vrai dialogue avec ses confrères libéraux comme salariés.

S’il se refuse à parler de maîtrise de maîtrise comptable des dépenses de santé, c’est visiblement pour mieux sensibiliser à ce qui fait son cœur de métier, à savoir l’évolution des dépenses en soins de ville comme en milieu hospitalier.
Et l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) vient rappeler le plafond à ne pas dépasser : +2,9 % en 2011 et +2,8% en 2012..
Au cours de l’interview, nous n’avons pas voulu nous arrêter sur les sanctions et autres pénalités parfois infligées à certains médecins, quoi qu’il en soit peu nombreux dans ce cas, dans le Val-de-Marne..
Cet aspect du dossier est en effet davantage du ressort du Directeur de la Caisse primaire.

L’indépendance technique revendiquée par Bernard Schmitt , Directeur de la Direction régionale du service Médical d’Île de France lors d’une récente interview, est donc bien réelle, et le secret médical bien gardé.

Ce troisième volet de notre enquête sur le Service médical apporte une démonstration concrète des actions conduites dans le Val-de-Marne pour rester sur une ligne qui tend à faire passer auprès des médecins l’idée selon laquelle : « soigner mieux en dépensant moins » est possible.

Il est vrai que l’état de santé de notre système de protection sociale relevant du régime général en dépend.

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