ACTIONS PREVENTION SANTE : LES FEMMES LEGITIMENT PREOCCUPEES

Les inégalités entre hommes et femmes ont tendance à se réduire mais elles persistent et la santé n’est en l’occurrence pas un domaine épargné. Car les femmes disposent de droits inégaux et différents en ce qui concerne l’accès aux soins. Telle est du moins la conclusion qu’on peut tirer à la lecture de plusieurs études et notamment de celle  sur la santé des femmes publiée en mars 2013 par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques ( DRESS ). Les inégalités santé qui touchent les femmes résultent pour un bon nombre de l’inégalité sociale dont elles sont l’objet. La précarité professionnelle est plus importante chez les femmes : salaire inférieur à celui des hommes, emplois moins qualifiés, moins de responsabilités ou encore plus de temps partiel. Le chômage des femmes reste également plus élevé que celui des hommes, en particulier quand elles ont des enfants à charge. Et pour couronner le tout, la retraite des femmes reste bien inférieure à celle des hommes.Voilà pourquoi votre webradio a voulu recueillir les témoignages de femmes en  prélude à une série d’émissions consacrées aux actions de prévention santé menées par l’Assurance Maladie du Val-de-Marne en direction des femmes et des enfants.
Face à cette situation, ce qui devrait constituer un atout pour  les femmes devient trop souvent générateur de problèmes sur le plan de la santé  ! Certes, en France l’espérance de vie des femmes est plus élevée que celle des hommes : 84,8 ans en 2012, contre 78,4 ans pour les hommes. Mais force est de constater qu’ elles vivent un plus grand nombre d’années avec des incapacités, et plus souvent en situation d’isolement. La pauvreté menace d’ailleurs davantage les femmes âgées que les hommes âgés.
 L’accès aux soins, le facteur financier, font partie des principales préoccupations des femmes en France, d’autant plus qu’elles se posent en gestionnaire de la santé au sein de la famille et se préoccupent davantage de la santé de leurs proches que de la leur.
Autre préoccupation,  la contraception qu’elles prennent souvent seule en charge dans le couple. Dans ce domaine, Sandrine 29 ans, regrette de n’avoir pas accès plus facilement à une « bonne » gynécologue, un médecin « de confiance ». Elle se plaint des délais d’attente pour les rendez-vous. Et pourtant le suivi gynécologique est primordial pour les dépistages du cancer du sein, du col de l’utérus et des infections sexuellement transmissibles.
Autant dire que les actions de prévention santé menées par l’Assurance maladie du Val-de-Marne en direction des femmes notamment mériteront d’être rappelées lors de nos prochaines émissions. 

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