« CLOUD COMPUTING » UN NUAGE QUI FAIT LA PLUIE ET LE BEAU TEMPS

 On l’utilise tous les jours sans le savoir. Le Cloud Computing fait  en effet désormais partie intégrante des échanges et consultations  privés et professionnels via internet. Et  comme vous allez le constater,  en raison de son caractère incontournable, certaines précautions doivent être prises, notamment lorsqu’on est médecin.

 Le Cloud computing est l’accès à des ressources informatiques partagées, mutualisées et à distance comme Youtube, Gmail, ou le système de stockage Dropbox. L’étymologie du terme est amusante puisqu’elle renvoie l’image des nuages dessinés par les ingénieurs pour représenter le réseau internet. Paul Courbis qui est directeur des systèmes d’information du Conseil national de l’Ordre des médecins, éclaircit pour nous  les zones sombres du Cloud computing. Si d’apparence ces nouveaux outils numériques semblent bien pratiques et permettent un accès excessivement rapide, simple et gratuit à un maximum de données, cela cache souvent une réalité plus complexe. « Nous ne savons pas où sont les données, elles sont quelque part, peut-être dans des territoires où le droit français ne s’applique pas, où la pression de la guerre économique fait que la confidentialité est un leurre », souligne Paul Courbis qui pointe également le manque de clarté sur la pérennité des données confiés au Cloud computing.L’autre gros danger serait la réversibilité. Une fois que les données sont dans le Cloud, quelle est notre capacité à en reprendre la maitrise ?
A partir du moment elles sont confiées à l’extérieur il semble quasiment impossible de les récupérer, par exemple pour les transférer chez un autre prestataire.

C’est en connaissance de cause de ces contraintes qu’il faut considérer l’utilisation du Cloud Computing, surtout pour les professionnels de la médecine. « Nous ne savons pas ce qui est fait avec ces données. C’est un problème de conscience du risque » explique Paul Courbis. « Le zéro risque n’existe pas donc nous sommes dans la problématique de choisir la solution dont le niveau de risque est adapté à la confidentialité des informations que nous traitons ».

Et pourtant, le Cloud computing sera dans un avenir proche, l’un des outils indispensables à l’exercice professionnel des médecins. Les besoins de stockage et d’accès instantané aux données personnelles du patient sont plus en plus importants, on le voit avec la dématérialisation numérique des dossiers, le développement de l’imagerie médicale, la télémedecine. Il faut donc être conscient des avantages et des inconvénient des outils numérique que l’on utilise. C’est dans cette optique que le CNOM publie un livre blanc de la « Déontologie sur le Web » ) consulter sur le site du conseil national de l’ordre des médecins.

http://www.conseil-national.medecin.fr/article/livre-blanc-deontologie-medicale-sur-le-web-1153

 

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