LES MEDECINS FRANCAIS TWEET ALWAYS AND TWEETS AGAIN

Si vous doutez encore de l’impact que peuvent avoir les réseaux sociaux, et notamment Twitter, le fait que l’annonce de la victoire d’Obama, mardi 6 novembre à 23H45 (5h14 mercredi heure française) ait généré  327.453 tweets par minute peut sans doute vous convaincre du contraire. D’ailleurs, Barack Obama  a réservé  la primeur de l’annonce de sa victoire à Twitter avec ce message : «  Tout ceci est arrivé grâce à vous .Merci »

En France, nombreux sont les adeptes des réseaux sociaux,  y compris dans les  milieux professionnels. Preuve en est apportée  dans le secteur de la santé où les médecins ont plus d’un tweet dans leurs smartphones. Bahar Makooï a rencontré Jacques Lucas, vice président du Conseil national de l’Ordre des médecins, délégué aux SIS : un  fervent partisan des nouvelles technologies  de l’information et de la communication qui tweet et met en garde les médecins  sur la bonne utilisation de ce réseau social.Twitter dans le monde représente aujourd’hui plus de 500 millions de comptes enregistrés. En France le nombre d’utilisateurs a doublé l’an dernier pour atteindre près de 7,3 millions depuis cet été. Jacques Lucas est vice-président du Conseil national de l’Ordre des médecins et il utilise très souvent ce réseau social. Son compte est suivi par plus de 1500 followers, abonnés à son fil d’actualité. « L’objectif est de poster un certain nombre de messages et d’appeler à la réactivité, d’apporter des réponses de nature déontologiques » explique Jacques Lucas particulièrement enchanté par l’échange entre médecins sur le réseau social.

 Conscient du potentiel de ce nouvel outil de communication, de cette révolution que l’on vit depuis quelques années, le CNOM reste néanmoins très attentif aux problèmes éthiques et déontologiques soulevés par l’émergence de ces nouveaux concepts. La vigilance et la responsabilité de chacun reste essentielle. « Il y a souvent beaucoup d’immédiateté dans les réactions, il faut veiller à ne perdre de vue la réflexion dans le domaine sur lequel on s’exprime. » rappelle le vice-président du Conseil national de l’ordre des médecins. Prendre un certain recul par rapport à l’évènement quand on poste des informations en tant que médecins, ne pas sombrer dans l’émotionnel ou le polémique, ce poser clairement la question de l’anonymat sur les réseaux sociaux, autant de conseils que donne Jacques Lucas, en grand utilisateur du réseau social. Le CNOM a d’ailleurs émis un certain nombre de recommandations dans un livre blanc de la déontologie médicale sur le web. Outre l’usage des réseaux sociaux, d’autres aspects de l’approche d’Internet par les médecins y sont abordés : les sites d’information médicale, le référencement, le téléconseil. Un document que vous pouvez retrouver sur le site du CNOM :http://www.conseil-national.medecin.fr/article/livre-blanc-deontologie-medicale-sur-le-web-1153

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