Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé au sein du gouvernement Eyrault a un discours qui soigne l’esprit d’ouverture et de dialogue sur les bases du programme qui a été présenté par le candidat François Hollande, élu le 6 mai dernier président de la République. Dans son discours lors du congrès de la médecine générale, fin juin à Nice, ou encore dans ses propos sur Culture matin, la tonalité se veut consensuelle avec les professionnels de santé et ferme quant à la stratégie à mettre en place pour faciliter l’accès aux soins.
La solidarité entre bien portants et malades sur laquelle repose le régime d’assurance maladie obligatoire « made in France » nécessite en effet une évaluation plus fine et donc la prise en compte d’indicateurs plus fiables et plus pertinents.
Car au-delà de données relatives aux remboursements, à la démographie médicale, aux dépassements d’honoraires, à l’organisation du système se soins entre médecine de ville et médecine hospitalière… un phénomène préoccupant n’est que peu souvent évoqué. Qualifié de « zone aveugle » , ce dernier révèle le non-recours aux soins d’un certain nombre de Français, pour des raisons financières,.
Voilà pourquoi le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie ( HCAAM) s’est fixé pour objectif d’examiner de façon plus approfondie certains indicateurs démonstration étant apportée des forces et les limites des ratios macroéconomiques utilisés jusqu’ici.
