Les jeunes médecins plébiscitent le Val-de-Marne, département où l’association des Sami a tissé un modèle de permanence des soins très organisé. Une modeste contribution à la lutte contre la désertification médicale qui touche un certain nombre de départements de la Région parisienne.
Amandine Grossoeuvre et Gregory Potier tous deux jeunes médecins généralistes témoignent.Le Val-de-Marne a été le premier département à mettre en place un dispositif de participation des internes en stage ambulatoire en soin primaire en autonomie supervisée (SASPA), des internes qui sont en toute fin d’études médicales et qui se sont déjà largement destinés à la médecine générale.
Grâce à ce partenariat avec l’unité de recherche et de formation médicale de la faculté Paris-Est Créteil, le département de recherche et d’enseignement en médecine générale de cette même faculté, l’association des SAMI et le Conseil de l’Ordre des médecins du Val-de-Marne, les SAMI accueillent des internes en médecine générale pour leur stage ambulatoire. Actuellement, ils sont onze à participer à la permanence des soins à raison d’une garde par mois chaque semestre. Parmi ces étudiants beaucoup continuent par remplacer des médecins dans leur cabinet et aussi en SAMI.
Les remplacements dans les SAMI sont une autre voie d’approche de la formation des jeunes médecins à la permanence des soins. Amandine Grossoeuvre et Gregory Potier sont tous deux trentenaires. Ils n’ont pas pu bénéficier de ces SASPA qui n’existaient pas à l’époque de leurs années universitaires mais connaissent bien les SAMI en raison des remplacements qu’ ils effectuent des dans ces maisons médicales de garde du Val-de-Marne depuis quelques années. De plus, ils viennent d’installer leur cabinet médical à Bry-sur-Marne, non loin du SAMI couvrant le secteur. Ce choix n’est pas un hasard : « Nous pouvons fermer le cabinet vers 20 heures grâce la possibilité de renvoyer nos patients vers les maisons médicales de garde en cas de besoin. », raconte le docteur Amandine Grossoeuvre qui a rencontré son associé grâce à l’Intranet des SAMI. « Mon collègue a fait passer une annonce il y a un an et demi présentant son projet de créer un cabinet en association, je me suis proposée et cela a fonctionné. Moi je ne suis pas de la région parisienne, donc je ne connaissais pas d’étudiants ni de médecins remplaçants, grâce aux SAMI cela permet d’enrichir le réseau » explique la jeune médecin.
« Aujourd’hui, trouver un associé potentiel ou reprendre l’activité d’un médecin en place est quelque chose de difficile » confirme Gregory Potier qui connait bien le département puisqu’il a fait ses études de médecines à la faculté de Créteil. Après avoir effectué des remplacements dans le Val-de-Marne ainsi qu’en Seine-et-Marne, l’existence du réseaux des SAMI a clairement influencé sa décision de s’installer à Bry-sur-Marne. « Le réseau qui existe dans le Val-de-Marne permet d’oser dire au patient d’aller consulter aux SAMI après 20 heures, sans que ce soit une alternative qui ne l’oblige à attendre tout une nuit ou à se rendre au Urgences d’un hôpital, ce n’est ce qui est inadapté. »
Pour Amandine Grossoeuvre, jeune femme médecin, l’aspect sécurisant des SAMI a été un critère déterminant. « J’ai travaillé en région Rhône-Alpes, où j’effectuais des gardes qui duraient toute la nuit, nous nous déplacions beaucoup avec toute l’insécurité que ca véhiculait en étant une jeune femme seule, ne sachant parfois pas les situations dans lesquelles nous nous retrouvions. J’avais beaucoup de frayeurs à cette époque. Le SAMI apporte un très grand confort d’exercice, c’est indéniable ». Comme le Dr Grossoeuvre et le Dr Potier, nombreux sont les jeunes médecins et étudiants en médecine générale qui plébiscitent le confort et la sécurité d’exercice dans les SAMI, qui représentent pour eux un véritable critère de choix pour le lieu de leur future installation en libéral.



