
Une façade maritime qui a de quoi séduire
Les trois tables rondes qui étaient organisées, le 4 novembre, à la Chambre de Commerce et d’industrie de Lisieux, ont remporté un vif succès. Devant un parterre de chefs d’entreprise venus nombreux, la nature des sujets à l’ordre du jour ainsi que la qualité des intervenants, élus et représentants de pouvoirs publics, avaient en effet de quoi attirer tous les Normands soucieux d’être à quelque niveau que ce soit, acteurs de projets d’avenir ambitieux .
Si comme l’affirme Philippe Augier, maire de Deauville : » Le Grenelle de l’Estuaire a été le déclencheur d’initiatives nouvelles » , Christian Fougeray , Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Pays d’Auge, tout comme Nicole Ameline, députée du Calvados, confirment : » L’Estuaire est une chance unique de développement pour la Haute et la Basse Normandie ».
Mais ce combat pour une place de choix sur l’échiquier appelle une « Union sacrée ».Ouvrir Paris sur la mer est le défi à relever ! Un défi dont la dimension n’est pas seulement régionale mais aussi nationale voire internationale. Et pour Edouard Philippe, maire du Havre : « Les dates d’achèvement du grand chantier importent peu car le temps presse
Voilà pourquoi le débat public lancé le 4 octobre dernier qui prendra fin le 3 février 2012 sur les trois grands axes de développement inscrits dans la lignée du Grand Paris, revêt une importance cruciale. La réalisation de la ligne nouvelle Paris-Normandie qui doit mettre Paris à une heure de la façade maritime; la constitution du Pôle Métropolitain de l’Estuaire qui vise à conjuguer intelligemment les énergies et compétences locales et le désenclavement routier du Pays d’Auge, sont autant de clés destinées à assurer l’avenir et le développement d’un vaste territoire ou vivent plus de 500.000 habitants. Certes, les hypothèses de tracés de la ligne nouvelle Paris-Normandie, au nombre de trois, ont chacune leurs partisans et leurs détracteurs.
Mais certains arguments avancés par Edouard Philippe donnent une idée du champ du possible, compte tenu des contraintes liées aux travaux, aux normes, au respect de l’environnement et au coût.

Estuaire, avez vous donc une âme ?
Car le budget nécessaire à la création de cette ligne ferroviaire se situe entre 9 et 14 milliards d’euros. Qui paiera ? Ce point n’a pas été abordé, en dehors d’une parenthèse ouverte sur la participation du FEDER. Dommage, car les restrictions budgétaires imposées par la crise en France ne vont pas dans le sens d’un Keynésianisme à l’aveugle.Quoi qu’il en soit, les initiatives portées énergiquement et de concert par de niombreux élus, des représentants des pouvoirs publics et de la société civile, des associations… pour assurer le développement d’une Haute et Basse Normandie unifiées, ne peuvent laisser personne indifférent. L’impact se mesurera, en effet notamment, en termes d’amélioration de la qualité de vie, d’harmonie territoriale, de création d’activités et d’emplois.
Ceux qui pensaient que les grands chantiers appartenaient à une époque révolue en seront pour leurs frais. Mais pour que les choses changent vraiment, des femmes et des hommes de bonne volonté doivent dés à présent prendre leur destin, et celui des génération à venir en main.

Edouard Philippe, Maire du Havre
Le fait que Edouard Philippe, Maire duHavre, ait accepté de répondre à nos questions permet d’ouvrir une véritable réflexion sur des sujets majeurs. Il garde les yeux grands ouverts sur l’activité portuaire du Havre et les « boites » qui naviguent sur l’axe Seine. D’autres élus et responsables locaux auront vraisemblablement l’occasion de s’exprimer sur AWI*. Ils pourront ainsi faire valoir leurs points de vue et arguments sur ce qui a valeur de temps fort Normand.
*Le A du logo de la webradio AWI n’est autre qu’un des piliers du pont de Normandie qui traverse d’Estuaire et peut être considéré comme une figure emblématique du rappprochement entre Haute et Basse Normandie.
