LA FRANCE EST-ELLE UN PARENT PAUVRE DE LA MEDECINE AU SEIN DE L’UE ?

Hôpital abandonné

Les statistiques 2017 de l’OCDE portant sur les profils de santé des pays de l’Union européenne (UE15) offrent une photographie fiable qui permet de mieux comprendre où se situe la France par rapport à ses voisins concernant plus particulièrement la démographie médicale.

Ces données mettent en évidence un certain nombre de points clés qui offrent la possibilité de se faire une idée précise de la situation, surtout au moment où les principaux axes de réformes du Plan santé 2022 sont dévoilés.

En France, la feuille de route santé fixée par le gouvernement qui aura vraisemblablement recours aux ordonnances pour s’assurer de sa bonne mise en oeuvre, s’appuie notamment sur deux mesures phares.

La première porte sur la suppression du « numerus clausus », mais aussi la révision du fameux concours de fin de première année, véritable épreuve éliminatoire pour de trop nombreux étudiants en médecine.
L’objectif consiste à augmenter d’environ 20% le nombre de médecins, sachant que les quotas fixés en 2018 étaient de l’ordre de 8 200 places.

La deuxième mesure d’importance concerne la carte hospitalière et plus précisément la création d’hôpitaux de proximité.
Il s’agit en l’occurrence de répondre à l’un des défis majeurs qui vise à parvenir à un égal accès aux soins pour tous partout en France selon les propres termes du Premier ministre, Edouard Philippe.

Une stratégie santé qui passera par le recentrage des missions de ces structures de soins sur la médecine générale, la gériatrie et la rééducation, sans oublier la radiologie et la biologie. En revanche, rien n’est à attendre côté chirurgie et maternité.

Toutefois, ces deux importantes premières mesures ne sauraient éclipser celles qui figurent également au programme.

D’autant que le déploiement et le financement de 1.000 communautés professionnelles territoriales de santé d’ici 2022, pour favoriser le travail en équipe des professionnels de santé libéraux avec la prise en charge de consultations sans rendez-vous, pour soulager l’hôpital, s’inscrit comme l’un des bras armé du Plan santé 2022.

Il en va de même concernant les mesures destinées à faciliter les débuts de carrière des médecins, rendre l’hôpital plus attractif et améliorer l’accès aux soins.

On ne peut également manquer d’évoquer la création d’une « plateforme des données de santé » amenée à remplacer l’actuel Institut des données de santé.

Par ailleurs, sur fond d’exploitation des nouvelles technologies, possibilité sera donnée à tous les patients d’ouvrir leur propre espace numérique de santé d’ici le 1er janvier 2022, ce qui leur permettra notamment d’accéder à leur dossier médical partagé (DMP), ainsi qu’à des « applications » ou « informations de santé référencées ».

Quant à la télémédecine, elle sera enrichie d’un système de « télésoin », réservé aux pharmaciens et auxiliaires médicaux, sans parler de séances d’orthophonie et d’orthoptie à distance.

La présentation du Plan santé 2022, justifie pleinement la reprise des informations émanant de l’étude santé de l’OCDE, particulièrement instructives dans le contexte actuel.

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