« POUR UN EGAL ACCES AUX SOINS POUR TOUS PARTOUT EN FRANCE »

C’est dans ces termes que le Premier ministre Edouard Philippe a défini lundi lors d’un déplacement en Indre-et-Loire en présence d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, le projet de loi actuellement débattu à l’Assemblée nationale qui arrivera au Parlement en mars, en vue d’une entrée en application dés l’été.

Bien que l’espérance de vie des Français ne cesse d’augmenter, les hommes bénéficiant d’un crédit de 85,3 ans et les femmes de 79,5 ans, la volonté de parvenir à un égal accès aux soins pour tous partout en France qui fait aujourd’hui défaut, dépend de nombreux et importants paramètres qui ne trouveront pas remèdes du jour au lendemain.

Tout repose en effet sur un système de santé d’une rare complexité dont le poids financier comme l’organisation proprement dite, s’avèrent particulièrement lourds et délicats à gérer.

Au delà des mesures annoncées dans le « Plan Santé 2022 » qui fourmille de louables intentions, et bien que sept personnes sur dix âgées de plus de 16 ans se disent en bonne voire très bonne santé, notre société se trouve notamment confrontée à quatre problèmes majeurs : le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques, la désertification médicale et implicitement le déficit en structures de soins.

Autant de préoccupations que les immenses progrès médicaux et la télémédecine qui s’appuient sur le pilier de l’innovation, ne peuvent seuls s’engager à résoudre.

Il est vrai que la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) a représenté en 2017 une dépense de 199,3 milliards d’euros ce qui représente tout de même 17% du PIB.

De nombreux postes de dépense sont à prendre en considération : soins hospitaliers, soins de ville ( médecins, sages-femmes, dentistes, auxiliaires médicaux, laboratoires d’analyses), sans oublier le transport des malades, les médicaments et les équipements médicaux.

En France, pour assurer le financement des dépenses de santé, force est de constater que la part prise en charge par la Sécurité sociale tend depuis plusieurs années à se réduire (77,6%) , laissant les organismes complémentaires ( 13,2%) se développer sur un marché captif, concurrentiel mais aussi fort « juteux ».

Autrement dit, le reste à charge des patients s’établit à hauteur de 7,5%, l’Etat n’intervenant que sur une partie très faible des coûts (1,5%).

Selon les estimations réalisées en 2017 , les dépenses de santé par habitant en France étaient de 2.977,00 euros, ce qui place la dépense courante de santé légèrement au-dessus de la moyenne européenne (UE 15) avec + 1 ,1%.

Pour aborder la question : « Comment va la santé en France ?», il étant donc opportun  que des spécialistes et observateurs avertis, livrent leurs analyses qui se trouvent fort judicieusement rassemblées dans le dernier numéro des Cahiers français, paru à la documentation française.

Qu’il s’agisse de l’état de santé des Français; de l’évolution du financement de la dépense de santé ; des conditions de travail à l’hôpital ; de la politique visant à pallier aux problèmes générés par la dépendance des personnes âgées; des actions de prévention santé; de la redéfinition de la relation médecin-patient; du dispositif français de veille sanitaire; du prix des médicaments… la liste des sujets incontournables est longue, très longue.

C’est la raison pour laquelle une prochaine chronique audio s’arrêtera sur quelques points clés, le temps d’entretenir votre situation de patient avéré ou potentiel.

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