LA BONNE SANTE DE L’EMPLOI AUX ETATS-UNIS NE « TRUMP » PERSONNE


A tel point que dans le sillage de Wall Street, les Bourses européennes ont terminé la semaine en hausse, après l’annonce par le Département du travail américain, d’un nombre de créations d’emplois aux Etats-Unis au mois de janvier, nettement supérieur aux attentes.
Les statistiques moroses en zone euro, en particulier en Italie, n’auront pas eu raison de ce bon vent venu d’Outre-Atlantique.

Car aux Etats-Unis, les créations d’emplois ont fortement augmenté, atteignant un plus haut depuis 11 mois.
De plus, avec 200.000 emplois nets créés en janvier, en données corrigées des variations saisonnières, cette tendance favorable fait suite à une révision à la hausse des créations nettes de postes en décembre qui ont finalement été de 312.000.

On dira ce qu’on voudra, mais on aimerait bien constater une aussi bonne santé du marché de l’emploi chez nous, en France.

Rendez-vous compte : sur l’ensemble de l’année 2018, l’économie américaine est parvenue à créer 2,6 millions d’emplois supplémentaires. Pour la première fois de son histoire, les États-Unis comptent plus de 150 millions de personnes au travail.
En 2017, les créations nettes de postes avaient déjà été 2, 2 millions d’unités.

Conséquence, le taux de chômage reste à un niveau enviable de 4,1%, au plus bas depuis 2000.
La population active passe ainsi de 62,9 à 63,1%.
Un phénomène qui s’explique en raison du retour sur le marché du travail d’Américains qui en était sorti, soit par choix personnel, soit par découragement. Et ces bons résultats ont d’autres effets bénéfiques.
Cette bonne santé du marché de l’emploi entraine la progression de +2,9% des salaires sur douze mois, confirmant ainsi son rythme le plus rapide depuis plus de neuf ans (juin 2009).

L’optimisme des consommateurs, confirmé par la belle progression des ventes des grands magasins durant les fêtes, incite une frange de la population à répondre aux offres d’emploi affichées sur les devantures des magasins.

En janvier, le secteur des services est toujours de loin le premier créateur d’emplois (239.000) avec un rythme soutenu des embauches dans les cafés et restaurants notamment (+31.000) et les services de santé (26.000).

Le secteur du bâtiment reste très actif malgré les répercussions d’un hiver rigoureux (+36.000) et l’industrie manufacturière reste dans le vert avec 15.000 embauches contre 21.000 en décembre et 30.000 en novembre.

Sans aller jusqu’à attribuer exclusivement à la politique menée par Donald Trump la bonne santé du marché de l’emploi aux Etats-Unis, son engagement visant à remettre tous les Américains au travail, via le slogan « America great again », permet d’afficher une performance qui mérite d’être saluée.
Mais les statistiques concernant l’emploi et les salariales aux Etats-Unis ne sauraient refléter quelques réalités parfois surprenantes que des experts ne manquent de dénoncer.

D’autant que la prudence s’impose pour les temps à venir en raison de perspectives économiques décrites par certains observateurs avertis comme à bout de souffle. C’est d’ailleurs cette incertitude sur les lendemains chantants qui conduit la Réserve fédérale à se montrer dubitative concernant le relèvement des taux d’intérêt.

Il n’en demeure pas moins vrai que l’économie américaine a bénéficié jusqu’ici de neuf années de croissance, et surtout que les 1.500 milliards de dollars de baisse d’impôts injectés depuis onze mois pour soutenir l’économie, ont leurs limites.

Néanmoins, force est de constater qu’aujourd’hui, les résultats en termes d’activités, d’emplois, de pouvoir d’achat sont là sonnants et trébuchants en dollars. Voilà pourquoi Wall Street applaudit !

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