GABRIEL EN EUROPE ET VORTEX AUX ETATS-UNIS

Capture d’écran 2019-01-30


En cette fin janvier 2019, la chute des températures combinée à des tempêtes de neige jusque dans nos plaines et villes vient rappeler que le froid n’est pas mort en dépit de l’indubitable réchauffement climatique. Il s’agirait même aux dires de certains experts d’un effet récurrent. De plus, même si le phénomène qui survient simultanément des deux côtés de l’Atlantique n’a rien de comparable, on est en droit de s’intéresser à la question.

Car si sur le Vieux Continent l’arrivée du froid n’a rien d’extraordinaire, aux Etats-Unis et notamment à Chicago, la situation est tout autre.
De quoi fournir à Donald Trump quelques arguments pour justifier son refus de signer l’Accord Climat de Paris.

Il est vrai que certaines régions des États-Unis se préparaient mercredi à des températures négatives record, alors qu’un souffle d’air arctique connu sous le nom de Vortex polaire s’empare d’une grande partie du pays et se propage plus loin dans les États du Midwest et de l’Est.

Les températures pourraient également atteindre -40 °C dans certaines parties des plaines du Nord et des Grands Lacs, a annoncé le Service météorologique national.

Toujours est-il que mercredi matin, la température dans la ville de Chicago était déjà beaucoup plus froide que dans l’Antarctique.
Les autorités de l’Illinois et des États du Nord ont conseillé aux habitants de rester chez eux, Chicago se préparant à l’une de ses journées les plus froides jamais enregistrées.

Dans de nombreuses villes, l’inquiétude est particulièrement vive pour les personnes sans abri.

C’est ce qui a entrainé l’ouverture d’espaces dans des bâtiments gouvernementaux, des églises, des lycées et des associations caritatives. De plus, de puissantes rafales de vent ont fait tomber des branches d’arbres et coupé le courant, alors que les températures commençaient à baisser. Dans l’Indiana, des arbres ont détruit des lignes électriques lorsque la température a atteint -10 ° F.

Sous l’effet d’un vent violent, certaines régions des Dakotas, du Wisconsin et du Minnesota pourraient afficher des températures pouvant atteindre jusqu’à – 70 ° C, ont annoncé les prévisionnistes.

Malgré son slogan non officiel, «Ni neige, ni pluie, ni chaleur, ni la nuit ne les empêche de terminer rapidement leur tournée», le service postal américain a pris la rare mesure de suspendre certains itinéraires postaux dans le Midwest.

Côté transports aériens, près de 2 000 vols ont été annulés tôt mercredi, principalement dans les aéroports internationaux de Chicago O’Hare et Chicago Midway.

Le ferroviaire n’est pas épargné non plus ! Amtrak a déclaré avoir annulé tous les trains entrant et sortant de la ville, où Hurley prévoyait -15F mercredi et un record de -27F jeudi.
À New York, les autoroutes sont fermées aux camions par peur des «glaces miroirs» invisibles. Les bureaux du gouvernement sont fermés dans le New Jersey, dans la partie occidentale de l’État. À Buffalo, dans l’État de New York, le froid intense et les tempêtes de neige se sont combinés mardi soir pour créer des conditions d’épais manteau blanc.

Le Vortex polaire n’est pas une découverte. Selon des scientifiques ce coup d’air glacial a déjà été évoqué pour la première fois en 1853 dans un numéro d’un magazine populaire rassemblant des articles de journaux britanniques et américains.

Comme nous ne sommes encore que le 30 janvier, rien ne dit qu’un Vortex ne pourrait pas un jour frapper l’Europe. Un effet du réchauffement climatique qui donne des sueurs froides.

Pour réchauffer l’atmosphère, une chaude information made in France est arrivée en dernière minute : « L’ex-ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot a de nouveau endossé mercredi son costume de militant écologiste, cinq mois après son départ fracassant du gouvernement, en se faisant élire à la tête de la Fondation pour la nature et l’homme. »

Nous sommes sauvés !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *