MOBILITE ELECTRIQUE : POURQUOI NE PAS S’INSPIRER DU MODELE ECO-LOGIQUE CHINOIS ?

Conscientes des effets dévastateurs en termes de santé publique d’une pollution atmosphérique générée entre autres largement par le trafic automobile en milieu urbain, les autorités chinoises n’ont pas hésité à prendre le taureau par les cornes.

Il est vrai que ce pays a édifié sur son sol de gigantesques villes et agglomérations dont la population ne cesse de croître.
La capitale Beijing compte plus de ‎21 150 000 habitants, Shangaï la plus grande ville du pays, 24 150 000, sans parler de Chongqing, devenue un centre financier international, qui affiche au compteur 32 800 000 habitants.

Mais lorsqu’on cherche à établir une comparaison avec la France, le cas de Shenzhen, métropole moderne reliant Hong Kong à la Chine continentale, est aussi intéressant qu’instructif. Avec ses 12,53 millions d’habitants (2017), ce pôle urbain est en effet comparable à la situation que connaît Paris et la région parisienne qui dénombrent 12,19 millions d’habitants, Paris représentant à elle seule 2,2 millions.

Au-dela des nombreux défis auxquels doivent faire face les grandes villes et mégapoles chinoises – la présence d’industries et l’utilisation de modes de chauffage des logements contribuant également à la pollution atmosphérique – force est de constater que la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre provoquées par les véhicules terrestres, ont été placées au rang de priorité.

Les initiatives prises par la Chine dans ce domaine, rejoignent à n’en pas douter les préoccupations exprimées en France en matière de transition énergétique et écologique.
Toutefois, le développement de modes de transport zéro émission et les réponses à apporter pour répondre aux besoins de mobilité en milieu urbain et rural, se heurtent chez nous à bien des obstacles.

Il suffit pour s’en convaincre d’évoquer entre autres la taxe carbone sur les carburants, première revendication formulée par le mouvement gilets jaunes, finalement abandonnée.
Pourtant, la part de la pollution due à la circulation de nombre de véhicules est avérée au vu des données statistiques relatives aux conséquences sur la santé humaine.

Il s’agit donc bien d’un axe prioritaire. Mais pour parvenir à des résultats tangibles, ce dernier doit s’appuyer sur un modèle économique, mais aussi social et environnemental, susceptible d’offrir de véritables alternatives en mesure de répondre à d’authentiques réalités et besoins de tous les Français.

Et c’est là que le réveil de la Chine qui a adopté un certain nombre de mesures en la matière, mérite qu’on s’y attarde.

Pour relever leur défi environnemental qui est aussi le nôtre, ce pays n’a pas puisé son inspiration et son savoir-faire par le biais d’un copier-coller. En réalité, il a tout simplement pris un certain nombre d’initiatives politiques, financières, fiscales, industrielles dont la pertinence  mériterait sans doute d’être cloonées à l’échelle de l’Hexagone.

Tout a commencé avec les vélos. La Chine possède en effet désormais 99% des 250 millions de deux-roues électriques qui  circulent dans le monde. Il n’en fallait pas plus pour que suivent les automobiles  et les autobus.

Aujourd’hui, la Chine compte plus de 100 fabricants de voitures électriques, ainsi que des centaines d’autres sociétés fournissant des composants pour voitures électriques.

Comment la Chine qui est à la fois le plus gros fabricant et le plus grand marché de voitures à moteurs thermiques du monde, s’y est-elle prise pour négocier le virage des véhicules à énergies nouvelles (NEV) – une catégorie qui inclut les modèles électriques et hybrides – qui enregistrent ces dernières années un boom considérable ?

Partant du principe qu’il faut souvent regarder ce qui bouge chez les autres pour ne pas faire du surplace chez soi, la chronique numérique qui s’enchaînera, se présentera comme boite à idées « made in China », à ouvrir très vite. C’est d’ailleurs ce que vous invite à faire la chronique audio consultable ci-dessous.

2 réflexions au sujet de « MOBILITE ELECTRIQUE : POURQUOI NE PAS S’INSPIRER DU MODELE ECO-LOGIQUE CHINOIS ? »

  1. la part de la pollution atmosphérique liée a la voiture en chine ne doit pas être aussi élevée que ça, ils ont des industries, nous si peu. D’autre part ils ne partent pas des mêmes « habitudes », passer du vélo, de la mobylette motocyclette, du rickshaw à la voiture électrique, c’est un progrès.
    Un dernier detail, eux ont des sous.

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