COMMENT CONJUGUER LE MORAL ET LA MORALE ?

Alors que démarrent aujourd’hui les soldes hiver 2019, considérés comme une période faste en termes de consommation, les dernières données publiées par l’Insee sur le moral des ménages français en décembre 2018, d’une part, et celles relatives aux dividendes versés aux actionnaires d’entreprises du CAC40, d’autre part, mettent en évidence le fossé qui sépare deux mondes au sein de la société.

L’appréciation du moral des ménages français mesuré par l’Institut national de la statistique auprès d’un échantillon représentatif en fin d’année dernière, témoigne un malaise patent.

Une situation qui se traduit par une moindre appétence pour des achats importants qui atteint son plus bas niveau depuis 2013. Une tendance qui va de pair avec une nette diminution des capacités d’épargne, les craintes exprimées en matière de chômage demeurant notables, sans toutefois atteindre un niveau critique.

De plus, les incertitudes palpables en matière d’activité et de pouvoir d’achat se sont trouvées amplifiées par l’impact des manifestations du mouvement Gilets jaunes qui ont mis à mal de nombreux secteurs.

La gestion politique de la crise sociale est apparue aux yeux de nombreux Français quelque peu désordonnée à l’heure où de multiples évènements extérieurs peuvent venir contrarier l’économie française, un ralentissement de l’économie mondiale ayant été annoncé pour 2019.

On comprend donc que le moral des ménages français soit actuellement en berne. Et que les citoyens restent dans l’attente de véritables mesures et résultats destinés à apaiser le climat de tension sociale et de redonner à l’économie un nouveau souffle.
D’où l’intérêt du grand débat national qui doit permettre d’aborder les vraies questions qui taraudent les consciences de tous les Français.

Du côté cette fois de la morale, on s’aperçoit que deux mondes s’opposent lorsqu’on constate que les groupes du CAC 40 passé sous la barre des 4600 points courant décembre, ont néanmoins versé 57,4 milliards d’euros à leurs actionnaires.

Depuis 10 ans, jamais les grandes entreprises françaises n’avaient été aussi généreuses avec leurs actionnaires, les dividendes ayant augmenté de plus de 12%.

Mais attention, car en 2018, il y a eu parmi ces entreprises cotées des perdants et des gagnants, des tops et des flops.

Le CAC 40, indice phare de la Bourse de Paris, a tout de même chuté de plus de 10% en 2018, alors qu’il avait progressé de 9% l’année dernière.
Néanmoins, il a mieux résisté que nombre de ses pairs européens, dont le Dax allemand et la cote milanaise.
Il fallait donc miser sur les bons chevaux « made in France », autrement dit des valeurs locomotives.

Aujourd’hui, les ménages Français souhaitent tous monter à bord du train à grande vitesse qui doit conduire l’ensemble de la société vers un avenir prospère.
Un avenir qui sache contribuer en même temps au renforcement de la qualité de vie en s’appuyant sur une transition écologique et solidaire intelligente et de nouvelles technologies au caractère bénéfique dans tous les domaines.

Que retenir de cette histoire vraie ?
Que c’est sans nul doute en conjuguant la morale et le moral que des perspectives de plein épanouissement de la société française pourront se dessiner.

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