FAUT-IL S’INQUIETER DU MALAISE DES MARCHES FINANCIERS AUX PREMIERS JOURS DE 2019 ?

Il y a des jours où on souhaiterait ne jamais avoir dit ou écrit certaines choses.

Des jours où on aimerait être démenti sine die, en raison du caractère profondément contradictoire voire totalement injustifié de doutes émis sur des propos optimistes tenus en l’occurrence par un voire plusieurs experts de l’économie et de la finance.

Parce que même si un journaliste chroniqueur se doit de livrer à son public une information de qualité basée sur une analyse approfondie et la vérification scrupuleuse des données dont il dispose, il y a des moments où on aimerait s’être fourvoyé.
Quitte à se trouver accusé de délit de fake news au vu d’évènements dont il paraît impossible de détenir l’entière vérité.

Il y a des moments où on aimerait avoir eu tort, quitte à devoir faire amende honorable en reconnaissant sans ambages un manque de back ground et de lucidité.

Pourtant, au vu de la situation qui prévaut en ce début d’année sur les places boursières au niveau mondial, la chronique intitulée : « EN CE DEBUT D’ANNEE 2019 FAUT-IL FAIRE PREUVE D’UN OPTIMISME PRUDENT ?, mise en ligne, le 2 janvier 2019, semble se justifier à plus d’un titre.

Alors qu’AWI vous invitait le 30 décembre 2018 à faire du chiffre « 9 » la clé d’une année de transition salvatrice, avant de vous présenter, le 31 décembre à minuit, ses vœux pour la nouvelle année, une information teintée d’optimisme, publiée le 2 janvier 2019, dans le très sérieux quotidien économique et financier Les Echos, a alimenté notre perplexité.

Patrick Arthus, chef économiste chez Natixis, annonçait en effet croire qu’après une année 2018 déprimante sur les marchés financiers, 2019 serait l’année du redressement des actions voire d’un possible rallye boursier.
Un point de vue très vite démenti lors de la première journée de reprise des cotations , au lendemain de la trêve des fêtes de fin d’année. Bien entendu, une séance ne saurait à elle seule refléter ce que sera la tendance annuelle. Et tout aurait pu s’arrêter là !

Toutefois, que les économistes renouent avec l’espoir et témoignent leur foi dans l’amélioration des perspectives d’avenir, autrement dit cessent de surestimer les risques liés à l’annonce d’un ralentissement économique mondial, n’est visiblement pas encore ancré dans les esprits.

Après avoir enregistré mercredi une chute de  de 2,69 %, en cours de séance, le CAC 40 est néanmoins parvenu à limiter les dégâts en affichant à la clôture une baisse de 0,87%. En cause la remontée des cours du Brent qui a redonné du grain à moudre aux marchés financiers, Wall Street limitant du même coup ses pertes.

Sans sombrer dans le pessimisme, surtout à l’heure des vœux, force est de constater que les dernières statistiques ayant trait à l’activité manufacturière en Chine et en Europe ont de quoi susciter la morosité.

De plus, aux Etats-Unis, en prélude à la très attendue statistique mensuelle des créations d’emplois qui sera publiée vendredi, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté plus que prévu lors de la semaine au 29 décembre. Un retournement qui, aux dires d’experts, ne remet cependant pas en cause la tendance de fond vigoureuse du marché de l’emploi, en dépit d’un contexte économique et financier peu porteur.

En ce tout début 2019, le coup de blues des places boursières apparaît assez flagrant.

Car la séance de jeudi allait se teinter d’un rouge plus vif, le CAC 40 accusant en clôture une chute de 1,66%. Une tendance baissière observée sur les marchés aux Etats-Unis, en Asie comme en Europe, le Footsie londonien et la Bourse de Francfort affichant également de nets reculs.

Wall Street a nous dit-on ouvert jeudi en net recul, en raison de l’avertissement lancé la veille par Apple sur son chiffre d’affaires trimestriel. Un phénomène dû au ralentissement de ses ventes en Chine.

Mais cet avertissement d’Apple s’ajoute aux statistiques manufacturières moroses aussi bien en Chine que dans la zone euro, comme si le conflit commercial sino-américain était amené à prélever son tribut sur le secteur industriel à travers le monde.

Une ombre chinoise pourrait-elle empêcher les marchés financiers de reprendre des couleurs ? Quels autres évènements importants pourraient au cours de cette année venir ternir les espoirs de relance de l’économie mondiale ?
C’est sur ces questions que reviendra prochainement AWI.

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