FAUT-IL PRENDRE LES VESSIES INDUSTRIELLES FRANCAISES POUR DES LANTERNES DE CROISSANCE ?

On a beau vous raconter des chars assez régulièrement, sauf sur AWI, les réalités politiques, économiques, sociales et environnementales, trouvent parfois des motifs d’apaisement voire de réjouissance bienvenus, surtout en cette veille de fêtes de fin d’année.

Aussi lorsque le bilan exclusif émanant de L’Usine Nouvelle, indique que 122 entreprises industrielles ont inauguré en 2018 de nouvelles capacités de production, dont 60 correspondent à des créations d’usines ex-nihilo, confirmant le sursaut déjà enregistré en 2017, on cherche à creuser.

Force est de constater qu’il existe chez nous, et c’est heureux, des réussites entrepreneuriales dans le secteur des industries comme des services qui ne peuvent qu’être saluées et donc soutenues.

Qu’il s’agisse de créations de nouvelles usines ou d’extensions et modernisation de capacités d’unités de production existantes, le passage au crible des quelques 600 articles publiés chaque jour entre janvier et mi-décembre 2018 sur le site internet usinenouvelle.com, dans la rubrique « Quotidien des usines », alimentée par des correspondants en région et la rédaction s’avère réconfortant. Ce bilan permet en effet de déduire que pour la deuxième année consécutive, l’industrie française redresse la tête.

Les exemples de start-up, PME et autres sous–traitants, livrés par cet hebdomadaire qui porte bien son nom, foisonnent. Et il offre l’occasion de conserver un moral d’acier.

A ce titre, la décision très attendue du tribunal de grande instance de Strasbourg qui devait se prononcer aujourd’hui sur la reprise de l’aciérie Ascoval par le petit groupe métallurgique franco-belge Altifort qui emploie 1 500 salariés, à Ham dans la Somme, pouvait envoyer un signal fort. Et c’est dans l’après-midi que la décision favorable du tribunal allait être connue : ouf !

Voilà qui permet aux 281 salariés d’Ascoval de respirer, après quatre années de tergiversations.
De plus, cette décision de justice est susceptible de mettre un peu de baume au coeur de l’exécutif, Emmanuel Macron s’étant déjà, en sa qualité de ministre des finances sous François Hollande, attaché à défendre le sort de cette entreprise.

Pendant ce temps, le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire s’est déclaré mercredi être prêt à explorer les voies “les plus originales”, y compris “pourquoi pas” un éventuel rachat temporaire par l’Etat, afin de garantir l’avenir de l’usine de Ford à Blanquefort (Gironde).

Une précision qui fait suite au brutal rejet, la semaine dernière, par le constructeur automobile américain de l’offre de reprise du groupe belge Punch Powerglide portant sur la poursuite d’activité du site.
Autrement dit, “La partie n’est pas finie ». D’autant que le challenge est lourd, puisqu’il s’agit en l’occurrence de garantir l’emploi de quelque 850 salariés.

En cette période profondément troublée de notre Histoire, tous ceux qui se battent avec détermination pour assurer activité économique, emploi et perspectives de développement sur fond d’idées originales et d’innovations ne peuvent être qu’encouragés.

Démonstration que les vessies industrielles peuvent éclairer les chemins de la croissance, sous réserve qu’elles sachent également s’adapter aux nouvelles contraintes et pistes de développement qui s’imposent désormais sur Terre.

De quoi retenir un slogan constructif qui a traversé les siècles : « Lorsqu’on veut on peut ! »

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