BREXIT EXPRESS NEWS – BIG BEN !

Un train peut toujours en cacher un autre !
C’est du moins ce que tend à démontrer les deux informations qui se sont croisées à grande vitesse en ce début de semaine, alors que les discussions sur le Brexit font grand bruit notamment à Londres et à Bruxelles.
Dans un sens, la première laisse entendre que les 27 dirigeants européens ne vont même pas envisager un accord commercial avec la Grande-Bretagne lors du sommet de l’UE « à l’heure de vérité » qui se tiendra demain à Bruxelles, l’échec des négociations sur la frontière irlandaise ce week-end constituant un obstacle majeur.
Dans le même temps, une information arrivant dans le sens inverse également à grande vitesse est porteuse du message indiquant que les quatre gestionnaires d’infrastructures SNCF-Réseau, Eurotunnel, Lisea et HS1 ont signé un accord pour lancer une étude de faisabilité en vue d’un TGV direct Bordeaux-Londres qui pourrait voir le jour d’ici 2022.
Ce projet lancé à grande vitesse sur les rails du Brexit s’explique en raison des interrogations que soulèvent les voyages transmanche dans le futur dont la demande perdurera quelles que soient les règles. C’est du moins ce qu’ affirme Philippe Jausserand, directeur commercial de Lisea, le concessionnaire de la ligne de TGV Tours-Bordeaux détenu pour un tiers par Vinci.
De son côté, Wendy Spinks, directrice commerciale de la ligne ferroviaire à grande vitesse britannique HS1, souligne qu’un expatrié du Royaume-Uni sur quatre vit en Aquitaine.
Les quatre partenaires estiment de plus que 20% du million de passagers ayant voyagé par avion entre Londres et cette région en 2017 seraient prêts à choisir le rail pour effectuer ce trajet.

Cette ligne TGV permettrait de relier Bordeaux à Londres en moins de cinq heures tout en contournant Paris, comme actuellement lors d’un Bordeaux-Lille ou comme pour le futur Bordeaux-Bruxelles qui entrera en service l’été prochain.

Les voyageurs emprunteraient une rame de 400 mètres de long pouvant emporter jusqu’à 900 personnes, avec dans un premier temps une fréquence hebdomadaire, comme ce sera le cas du Bordeaux-Bruxelles qui reliera les deux villes en moins de quatre heures chaque samedi.

L’étude de faisabilité doit durer cinq mois. Si elle est concluante, le Bordeaux-Londres direct pourrait être inauguré deux ou trois ans plus tard, c’est-à-dire au printemps 2021 ou en 2022.

On ne peut que souhaiter que cette approche d’un « Brexit Express News » participe mercredi soir, lors du dîner des chefs de gouvernement, à un rapprochement. Décision devra en effet être prise de savoir s’il convient ou non d’organiser un sommet spécial sur le Brexit en novembre ou si une accélération des préparatifs en vue d’un non-accord est dores et déjà sur les rails.

Theresa May, Première ministre britannique; Donald Tusk, Président du Conseil européen; Antonio Tajani, Président du Parlement européen, et Michel Barnier, Négociateur en Chef pour l’Union européenne chargé de mener les négociations liées au Brexit, ne devraient pas attendre que le train siffle trois fois « accord ».

C’est tout de même beau un big BEN ( Brexit Express News) !

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