HOMMAGE AU POETE-CHANTEUR DISPARU


Un jour, nos chemins se sont croisés. Je ne me rappelle plus de quoi nous avons parlé ce jour là. Je me souviens simplement de cet homme de petite taille et selon moi âgé  rencontré, tout à fait par hasard, en 1997, dans une minuscule boutique d’informatique, située avenue de la Grande Armée, à Paris.
J’étais pour ma part sur le point d’acquérir mon tout premier ordinateur portable : un Toshiba.
Lui recherchait quelque chose de précis côté accessoires.
Le vendeur qui le connaissait bien pour l’avoir entre autres comme client, m’avait subrepticement glissé à l’oreille : « C’est Monsieur Aznavour »
Il est vrai que le son de sa voix et son physique ne m’étaient pas inconnus.
Mais j’étais jeune, alors peu attiré par son style et, surtout ses chansons très éloignées de mes goûts musicaux. Je savais toutefois l’avoir vu dans un film ou deux, mais aussi dans des émissions à la télévision.
Je ne sais plus quelle fût mon attitude à son égard, troublé que j’étais de devoir accomplir mes tout premiers pas en informatique nomade. En revanche, lui avait l’air très au fait de cette technologie naissante.
Constatant mon émerveillement devant l’ordinateur portable, il m’avait je m’en souviens souri et souhaité bon voyage dans mes nouvelles aventures bureautiques.
En rentrant le soir chez moi, je n’avais pas manqué de faire savoir à mes proches qu’il m’avait été donné de croiser Charles Aznavour. Ca ne m’avait pas pour autant conduit à chercher à en savoir plus. Quelle erreur !
Il me fallut beaucoup de temps pour m’intéresser à cet artiste et à ses œuvres.

Au-delà de ses actions notamment en faveur de l’Arménie et des Arméniens, j’appris comme tout le monde cette semaine, la disparition à l’âge de 94 ans de celui dont je peinais à croire qu’il puisse toujours chanter et se produire sur scène.

A l’annonce de son décès, la diffusion de ses chansons à la radio me firent entrer dans l’univers Aznavour. Il me fallut alors, à l’écoute des paroles de ses chansons, me rendre compte que j’étais passé à côté de beaucoup de vérités et de poésie.

Aussi, parce que : Il n’est pas de plaisir démodé ; Non je n’ai rien oublié ; Et pourtant il faut savoir ; Comme ils disent; Je n’imaginais pas; Sur ma vie; Hier encore ; La bohème; je m’voyais déjà ; Mourir d’aimer; L’amour c’est comme un jour; For Me Formidable…
Sachant que les poètes ne meurent jamais, le grand Charles viendra très certainement réveiller des pensées et sentiments auxquels il savait donner en mesure, noblesse et relief.
PG

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