COMME UN OURAGAN !

Non, il ne s’agit pas du titre d’une chanson qui a rythmé l’été de l’an 1986, mais çà donne le ton!
Déjà qualifié sur AWI de Dieu du stade lors du Mondial de football à Moscou, c’est cette fois le titre de « Champion de la Terre » qu’Emmanuel Macron a remporté à l’issue de la deuxième édition du « One Planet Summit » organisée en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Une nomination qui a plongé nombre d’experts du climat dans un abime de perplexité.
Car si le discours et les intentions du chef de l’Etat sont louables, la réserve reste encore de mise en termes de résultats.
En France, les émissions de gaz à effet de serre ont continué à grimper en 2017. De plus, notre pays est poursuivi par la justice européenne pour non-respect des normes de pollution. S’ajoutent la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, et les déplacements de son successeur qui laissent planer des doutes sur son écologique mobilité.

Par ailleurs, force est de constater que le Premier ministre indien, Narenda Modi, qui a partagé
cette récompense avec notre président, se ont retrouvés pour l’occasion à l’hôtel Plaza en présence de nombreux investisseurs,chefs d’entreprise et personnalités.

En déclarant : « “Ce dont nous avons besoin c’est d’action »…/.. “Pour les Caraïbes, pour l’Afrique, pour les pays vulnérables, nous avons pris des premières décisions, des premiers engagements et c’est un point très important (…) nous avons besoin désormais de davantage de projets.” on sent chez le président de la République une détermination et énergie renouvelables.

Emmanuel Macron n’a pas manqué d’ajouter à l’endroit de la politique menée par l’irréductible Donald Trump fossoyeur de l’accord climat de Paris :
“Nous devons réaffecter un tiers des finances mondiales au financement du changement climatique, à de nouvelles actions climatiques”.

Sans nul doute satsifait de s’être ainsi vu désigné leader de la lutte contre le réchauffement climatique, notre chef de l’Etat n’imaginait pas se trouver bousculé par Kirk lors de son arrivée mercredi soir à la Martinique, la tempête approchant des Antilles et risquant de perturber sa visite.

Une façon pour la planète de révéler ces sautes d’humeur qui viennent perturber l’ambitieux dessein que se fixent les hommes de maîtriser le climat et ses effets récurrents.

Néanmoins, de nouvelles initiatives ont été dévoilées mercredi lors de la deuxième édition du « One Planet Summit », à l’instar de la mise en place d’un fonds d’investissement – le Climate Finance Partnership – dans des secteurs comme les énergies renouvelables ou les transports pauvres en carbone.

Décrocher un titre de champion est une chose, le conserver en est une autre. D’autant qu’à en croire les experts le temps presse. On ne peut donc plus faire de vent autour d’un phénomène qui s’il n’est endigué à court terme finira par devenir totalement incontrôlable, menaçant du même coup les conditions de vie dans de nombreuses régions du globe.

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