L’AWI-MAGE DE LA SEMAINE – LE BON PLAN VELO

Il est parfois des décisions politiques qui déraillent, et d’autres qui tiennent la route !
En dépit d’une actualité nationale et internationale chargée de préoccupations essentielles, l’annonce du lancement d’un plan vélo est quasiment passée en tête de peloton d’actu, sous les yeux ébahis des Français, spectateurs assidus du difficile parcours politique jalonné d’épreuves. Ce dernier a permis au nouveau ministre de la Transition écologique de se mettre en selle, François de Rugy ayant récemment changé de dossard pour rejoindre l’équipe gouvernementale en marche. A l’occasion de l’une de ses premières sorties, il a ainsi accompagné le Premier ministre et la ministre des Transports lors d’un déplacement à Angers. Une étape destinée à promouvoir massivement l’utilisation de ce moyen de transport en France, notamment dans le cadre des trajets domicile-travail. Ne manquez pas la suite…
Sans qu’il soit encore prévu d’investir dans la création d’autoroutes pour vélos comme à Anvers en Belgique où un tronçon de 23 kilomètres a été ouvert, la France est désormais bel et bien lancée dans la course aux deux roues zéro émission. Au-delà de Paris, bien des villes de province se sont positionnées en bonne place, à l’instar de Nantes qui n’a pas hésité à investir dans une piste cyclable longue de 400 km. Si le vélo ne représente encore que 3% des modes de déplacement dans l’Hexagone, contre 26% aux Pays-Bas ou 10% en Allemagne, l’objectif vise à atteindre 9% d’ici à 2024. Pour se hisser dans le peloton de tête, plusieurs pistes seront exploitées, qu’il s’agisse de la création d’un fonds destiné à cofinancer avec les collectivités locales des infrastructures pour assurer la continuité des pistes cyclables avec ponts ou tunnels au niveau de rocades ou d’échangeurs autoroutiers. Ce fonds sera doté de 350 millions d’euros sur sept ans. Et comme tout effort du contribuable mérite récompense, une indemnité kilométrique déclinée sous la forme d’un forfait annuel pouvant atteindre jusqu’à 400 euros par an, pris en charge par les entreprises, de manière facultative, pourrait voir le jour. En revanche, la mesure sera obligatoire dans la fonction publique à partir de 2020 à hauteur de 200 euros annuel. Le plan vélo pourrait même relancer l’activité des fabricants français qui devront savoir s’imposer face à la concurrence étrangère en innovant. Qu’ils fassent appel à la seule force des jambes où qu’ils bénéficient d’un moteur électrique d’appoint facilitant une mobilité sans obstacles, le vélo électrique pourrait devenir roi aux côtés de la bicyclette qui détient déjà le titre de petite reine. Vous pouvez, vous devez sortir votre vélo !

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