44e EDITION DU FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE : D’UNE EXTRÊME DISCRETION

Le saviez-vous ? La 44e édition du Festival du cinéma américain de Deauville a bien eu lieu. Mais, le moins qu’on puisse dire, c’est que cet évènement cinématographique qui s’inscrit dans un monde chaotique et divergeant a fait preuve d’une extrême discrétion sur le plan médiatique. A la faveur d’un temps cannois, les vedettes américaines, mais aussi les membres du jury français, présents dans la cité balnéaire normande, ont comme de coutume attiré les fans et cinéphiles qui n’ont pas hésité à faire le déplacement pour assister à des projetions de films, caressant l’espoir d’approcher les stars du 7eme art made in USA. Mais il manquait sans doute une chose essentielle cette année ! Quoi donc ?
Un film sur le personnage principal d’une Amérique qui traverse un passage tumultueux de son histoire politique et va devoir se prononcer sur la poursuite de la série, à l’occasion des élections de mi-mandat, début novembre.
Son nom, vous le connaissez tous, tant sa réputation est grande à travers le monde. Le scénario aussi puisqu’il s’agit de ses tumultueuses et spectaculaires premières années de présidence. Donald Trump serait il « Too big too fail ? » A défaut de  fiction, peut être  aurions-nous pu avoir droit à  l’un de ces documentaires retraçant le parcours de ce business man qui gère les affaires d’une grande nation à grands coups de poing sur la table ovale et de tweets. Tentation est grande de faire référence au documentaire Fahrenheit 9/11 qu’avait réalisé en 2004, Michael Moore sur George W. Bush. Sans douter qu’un acteur puisse incarner Trump, mis à part le dernier livre de Bob Woodward, comment expliquer qu’aucun réalisateur ou journaliste n’ait osé projeter sur grand écran le 45e président des Etats-Unis ?
A défaut, la 44e édition du festival du cinéma américain de Deauville a, comme il se doit, donné lieu  au palmarès suivant:
Grand Prix de Deauville : « Thunder Road » de Jim Cummings
Prix du jury : ex æquo « Night comes on » de Jordana Spiro et « American animals » de Bart Layton
Prix du public de la Ville de Deauville : « Puzzle » de Marc Turtletaub
Prix du jury de la révélation : « We the animals » de Jeremiah Zagar
Prix du jury de la critique : « Blindspotting » de Carlos Lopez Estrada
Histoire de vous montrer ce que vous avez manqué, le clip vidéo vient compenser le caractère discret d’un festival qui  avait pour slogan : « A precious moment for all cinema lovers »

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