FLAMME ET FUMEE NOIRE GREAT AGAIN

La photo qui a été prise dimanche dernier, à midi, depuis Honfleur, dans le Calvados, a valeur d’illustration saisissante.
Alors que plusieurs dizaines de milliers de personnes participaient samedi à des “marches pour le climat” dans les grandes villes de France, et que 700 scientifiques français exhortaient, dans un manifeste, les dirigeants politiques à en finir avec l’incantatoire et à passer de toute urgence à des actes “forts et clairs”, le spectacle auquel il a été possible d’assister le lendemain, en baie de Seine, interpelle au-delà du cercle des écologistes.
Bien que les spécialistes des centrales à charbon, fuel et GNL, se montrent très sereins face à ce type d’évènement, et fourmillent d’explications destinées à rassurer la population quant à la toxicité de la flamme et des fumées, on est en droit de s’interroger.
Surtout lorsqu’on constate la présence à proximité de nombreuses habitations et que le phénomène dure plusieurs heures*.

On appelle çà un dégazage !
Il s’agit d’une intervention d’exploitation autrement d’une opération de maintenance qui n’a rien à voir avec un incident, même si de l’aveu des spécialistes eux-mêmes, tout doit être fait pour éviter ce genre d’événement qui fait tâche.

Les spécialistes assurent que cette opération n’a rien de toxique pour la santé humaine.
Quant aux conséquences sur le réchauffement climatique, la question mérite t’elle vraiment d’être posée ?

Certes les gaz brûlés sont composés d’éthylène, de propylène, de méthane ou d’hydrogène qui sont obtenus après un procédé de vapocraquage d’un hydrocarbure appelé naphta.
Il s’agit d’un produit proche d’une essence,autrement dit d’un hydrocarbure dont les molécules sont constituées d’atomes de carbone et d’hydrogène. Il ne contient pas de composés oxygénés ou souffrés, car les charges sont raffinées avant.

A en croire les gestionnaires de ces installations et opérations, ces dernières demeurant très ponctuelles et momentanées, on finirait presque par se demander si l’inhalation de l’épaisse fumée grise ou noire émise par les torchères n’aurait pas des vertues thérapeutiques.

Quoi qu’il en soit, l’opération fait désordre face à la prise de conscience des enjeux liés au réchauffement planétaire qui conduit les peuples de nombreux pays, y compris en France, à manifester pour que des mesures soient prises au plus niveau, pour lutter contre les risques récurrents.

Une préoccupation désormais inscrite au rang de priorité.

  • DE JOUR COMME DE NUIT ON FAIT CHAUFFER LA MARMITE ( Photo prise  avec téléobjectif 300mm à 20H39 AWI/PG)

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