LA COTE DE POPULARITE CONSTITUE T’ELLE UN INDICATEUR FIABLE EN POLITIQUE ?

On a beau vouloir ignorer sa cote de popularité, surtout lorsqu’elle traduit une nette chute de confiance d’un échantillon représentatif de sondés, ne pas en tenir compte s’apparente à un déni de reconnaissance de ce que révèlent les sondages d’opinion et l’influence qu’ils peuvent avoir, notamment sur les Français.

Qu’il s’agisse de l’impression que l’on donne de soi-même en qualité de chef de l’Etat, Premier ministre ou membre du gouvernement, comme des sentiments qu’inspirent les actions que l’on mène pour respecter ses engagements de campagne, les informations ainsi recueillies traduisent bel et bien une réalité. Une réalité qui peut aller de la pleine satisfaction, au mécontentement en passant par l’incompréhension, le doute.

Si comme le déclarait le général de Gaulle : « « La politique de la France ne se fait pas à la corbeille », force est de reconnaître que la politique ne se fait pas non plus au gré des révélations d’instituts de sondage. Démonstration en a d’ailleurs été maintes fois apportée.
Néanmoins, la prudence s’impose !
D’ailleurs, en invitant jeudi Emmanuel Macron et le gouvernement à s’”interroger” face à la succession des sondages défavorables et à remédier notamment à un certain “manque d’humilité”, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb n’a fait que confirmer un ressenti visiblement partagé.

Selon la dernière édition du baromètre Yougov pour Cnews et le Huffpost , avec 23% d’opinions favorables (contre 27% le mois dernier), le chef de l’Etat enregistre un troisième recul mensuel consécutif dans l’opinion, de quatre points de pourcentage, une chute significative quelle que soit la couleur politique des sondés.
Edouard Philippe, son Premier ministre, accuse un recul de six points de pourcentage : un quart (24%) des personnes interrogées portent un jugement favorable sur son action, pour 64% d’opinions défavorables.

Le couple exécutif enregistre ainsi en septembre son plus bas niveau de popularité depuis l’élection présidentielle.

Et la décision prise la semaine dernière par Nicolas Hulot de quitter le ministère de la Transition écologique et solidaire, soutenue par une large majorité de sondés, témoigne un espoir déçu, plus de trois-quarts des sondés estimant que la politique du gouvernement n’est pas bonne pour l’environnement alors qu’elle constitue à leurs yeux une priorité.
Il ne reste donc qu’à souhaiter que le fond de la piscine ayant été atteint, une spectaculaire remontée à la surface succède…très vite.
Il convient donc de tout mettre en oeuvre pour rester en état de marche.

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