TRUMP A L’ORIGINE D’UNE VRAIE VACHERIE

En pleine forme, elles avaient par milliers leurs billets, leurs visas, leurs robes aux taches noires ou marron sur fond blanc. Elles étaient fins prêtes pour le grand départ. En 2017, des copines du bocage normand avaient d’ailleurs déjà fait un voyage de repérage gourmand couronné de succès qui s’annonçait prometteur et même juteux. A tel point que le pays d’accueil, l’Iran, était prêt à payer leur venue au prix fort. Au vu de leurs qualités reconnues et de leur impressionnant palmarès de médailles de concours, elles comptaient de leur chair grasse et de leurs purs produits laitiers dérivés, alimenter la filière bovine en terre éloignée des vertes prairies. Elles se voyaient déjà gambadant visitant Téhéran. Mais elles ont été trumpées !
10.000 voire 20.000 créatures de rêve normandes qui font meuh l’ont un peu verte. Mais reconnaissons que dans cette affaire, les plus déçus sont bien entendu les éleveurs qui crient haro sur le Donald.
Car la cause n’est autre que le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire, et les sévères sanctions économiques américaines rétablies mardi.
Une fraîche photo de vaches normandes viendra sous peu se glisser sous le pis du titre de cette chronique alimentaire qui illustre les travers d’une guerre commerciale qui fait un foin terrible. Vous constaterez alors le profond dénuement de ces dernières à défaut de découvrir les tristes mines de nos éleveurs qui perçoivent très mal ce coup de corne préjudiciable.
Un coup vache qui sanctionne un secteur de notre agriculture bien élevé.
Or Tout est bon dans la vache normande. Une race bien française !

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