QUAND LA REVOLUTION TECHNOLOGIQUE TOUCHE A LA SANTE

En élaborant dés 2005 un concept de montre bracelet connectée lecteur de glycémies faisant appel aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, AWI pensait être suivie dans sa démarche innovante.
En découvrant l’information sur la webradio webtv indépendante, de nombreux diabétiques et personnes indirectement concernées françaises et étrangères, avaient d’ailleurs pris contact avec l’auteur de cette information pour savoir où et comment se procurer l’AWI-Glucowatch, nom de baptême donné à ce qui n’en était qu’au stade de projet.
Le concept avait pour objectif d’apporter la démonstration du possible remplacement de la génération des lecteurs de glycémies qui bien que fiables, s’avéraient peu pratiques et encombrants à l’usage, mais surtout inutilisables dans nombre de situations. Les chroniques précédemment diffusées à ce sujet demeurent consultables.
Trop en avance à l’époque, cette innovation issue d’une analyse empirique menée par un diabétique type 1 se justifiait en raison du rôle essentiel joué par l’auto-surveillance du taux de sucre dans le sang, à tout moment et en toute circonstance, seule façon de parvenir à un équilibre satisfaisant, de jour comme de nuit.
Cette innovation avait donc tout pour plaire aux diabétiques de type 1 mais aussi de type 2.
Portée au poignet comme n’importe quelle montre et reliée à un capteur par bluetooth, elle devait permettre de pallier les défauts des lecteurs de glycémie nécessitant en outre : stylo auto-piqueur, aiguilles, bandelettes; la goutte de sang ainsi recueillie au bout d’un doigt étant apposée sur cette dernière elle même insérée dans le lecteur. Bref, le genre d’opération qui ne peut se réaliser à n’importe quel moment, ni en tout lieu.

Pour aussi incompréhensible que cela puisse paraître, bien que présenté à plusieurs reprise, y compris dans le cadre du concours mondial de l’innovation, aucun organisme public ou privé n’accepta de soutenir le projet. Pourtant, l’idée consistait ni plus ni moins à nouer des partenariats pour concevoir et fabriquer ’un prototype devant ensuite entrainer la réalisation d’essais cliniques. Cette innovation ne su pas retenir l’attention du ministère de la santé, des autorités et professionnels de santé, ni de pôles de compétitivité spécialisés santé et autres laboratoires pharmaceutiques. Les start-up n’étaient pas encore dans la course à l’innovation.
Trop en avance disait-on en 2005 et même après !
De plus, une autre question taraudait certains esprits :
Que faire des lecteurs de glycémies ancienne génération et surtout comment admettre que la manne financière apportée par les consommables à haute valeur ajoutée se trouvent ainsi mis au rebut ?

Ce petit rappel méritait de figurer à l’heure où les patients sont de plus en plus connectés et bénéficient d’une grande variété d’applications qui les aident à se maintenir au mieux de leur forme. De plus, depuis peu, certains laboratoires ont investi ce champ de recherche. Ils proposent désormais, à l’instar d’ABBOTT, un système de mesure de la glycémie fonctionnant à l’aide d’un capteur et d’un lecteur qui par simple effleurement sur ce dernier fournit immédiatement le résultat.

Baptisé FreeStyle, il faut avouer que ce système constitue un réel progrès. Toutefois, il reste largement perfectible. Car lorsqu’on possède déjà un smartphone, se retrouver avec un boitier supplémentaire en poche n’est pas ce qu’il y a de mieux. La montre-bracelet lecteur de glycémie aurait été beaucoup plus judicieuse à tout point de vue. Quitte à brancher cette dernière, le moment venu, sur un ordi ou smartphone pour en savoir plus.

Il est intéressant d’observer qu’une étude de l’ANSM datant de 2015, s’était fixée pour objectif d’établir l’état des lieux, de préciser l’impact des nouvelles technologies sur les relations patients-professionnels de santé, le comportement face à la maladie, bénéfices et risques pour les patients.

De quoi introduire le sujet d’une prochaine chronique audio portant sur les nouvelles technologies au service de la santé dont on ne peut nier l’intérêt, mais dont on doit aussi mesurer les limites.

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