LE DIEU DU STADE

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Il faut avouer qu’au terme de la première mi-temps, rien ne semblait gagné d’avance. Tout s’est en effet joué à la 51e minute du match, avec le but marqué d’un joli coup de tête par Samuel Umtiti sur un corner de Griezmann. L’Equipe de France tient ainsi sa troisième finale en Coupe du monde. Les Bleus affronteront alors le vainqueur de l’autre demi-finale, qui opposera mercredi à Moscou l’Angleterre à la Croatie. A peine sorti des ors de Versailles, Emmanuel Macron avait filé en Russie pour assister à cette demi-finale opposant les Bleus aux Diables rouges de Belgique. La victoire (1-0) que n’a pas manqué de saluer débout et enthousiaste le président de la République française a suscité une véritable liesse dans tous les villages et villes de l’Hexagone.
Emmanuel Macron qui avait tenu à être présent dans les gradins du stade de Saint-Pétersbourg, n’a pu que se réjouir de cette victoire. Pris au jeu, il devrait d’ailleurs selon son entourage, assister également à la finale, dimanche, “sauf événement l’en empêchant”.
En déclarant la veille, lors de son intervention devant le Congrès réuni à Versailles: « Je sais que je ne peux pas tout et je sais que je ne réussirai pas tout. Mon devoir est de ne jamais m’y résoudre, et de mener inlassablement ce combat. Tout président connaît le doute, je n’y fais pas exception. (…) Si on est réaliste, on porte l’humilité – ô combien! – mais l’humilité pour soi, pas pour la France», ce propos du chef de l’Etat a sans doute résonné jusqu’aux oreilles de l’équipe de France de football.
En fixant à la France et aux Français pour objectif de retrouver de l’air de l’allant et de la force afin de renouer avec l’esprit de conquête, le président de la République a pu mesurer la détermination des Bleus et leur capacité à créer de l’unité. Et force est de constater qu’en dépit des tentatives des Belges de réagir, la défense française n’a jamais craqué.
Si la dernière finale à laquelle la France avait participé, en 2006, s’était soldée sur un carton rouge infligé à Zinedine Zidane et par une défaite face à l’Italie, l’équipe de France pourrait bien démontrer côté ballon rond avoir su gérer des crises, sans ne jamais perdre le cap. Cette dernière tentera donc, sous les encouragements, de décrocher son deuxième titre de champion du monde dimanche, à Moscou (17h00), 20 ans après le premier. De quoi faire remonter la cote de popularité d’un président qui compte appuyer sa politique autour de trois grands axes: efficacité, représentativité, responsabilité. D’autant que si le match qui se joue sur ce terrain parsemé d’embûches finit par être gagné, le Dieu du stade deviendra grand, très grand !

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