VOUS PRENDREZ BIEN UN P’TIT JACK DANIEL’S UNE FOIS L’EPREUVE PASSEE !

Si vous avez suivi les conseils d’AWI, donnés il y a peu, vous aurez pris des précautions de Sioux en vous mettant à l‘abri des risques liés à la guerre commerciale décrétée par Donald Trump.
La surtaxation de l’acier et de l’aluminium importés aux Etats-Unis, une mesure qui menace également de s’étendre à d’autres produits comme l’automobile, ne pouvait qu’entraîner une réplique européenne qui ne s’est d’ailleurs pas fait attendre.
Les taxes européennes à l’importation sur certains produits américains entreront en effet en application dès vendredi.
Votre Harley Davidson rutilante étant au garage ; votre collection de jeans Levi’s soigneusement rangée dans une armoire et le beurre de cacahouètes stocké à l’abri des regards gourmands, vous pourrez puiser dans votre réserve de bourbon et ainsi éviter les hausses de tarifs qui interviendront très vite.
Si la firme américaine qui produit le fameux Jack Daniel’s dont le prix augmentera en Europe d’environ 10% n’a pas encore annoncé de riposte, la non moins célèbre firme Harley Davidson envisage pour sa part très sérieusement de délocaliser des unités de production.
Cette montée en puissance de la production dans des usines situées en dehors du territoire des Etats-Unis nécessitera des investissements supplémentaires et pourrait prendre au moins neuf à 18 mois avant d’être complètement achevée.
Cette décision d’une firme emblématique est un coup porté à l’administration Trump, qui a pris la décision d’augmenter les droits de douane sur l’UE dans le cadre d’une stratégie visant à stimuler l’emploi aux États-Unis.
Si on ne sait pas exactement où Harley-Davidson envisage d’implanter des unités de production, l’impact sur les emplois aux États-Unis pourrait être sévère et s’accompagner d’une baisse des ventes. En janvier, l’entreprise avait déjà dû fermer une usine à Kansas City, en raison des difficultés inhérentes à une baisse de ses ventes depuis quatre ans.
Les dirigeants d’Harley Davidson reconnaissent que l’augmentation de la production internationale visant à alléger la charge tarifaire de l’UE n’a pas la préférence de l’entreprise, mais ils précisent néanmoins que ce déploiement à l’étranger représente la seule option durable pour rendre ses motos accessibles aux clients dans l’UE et maintenir une activité viable en Europe.
Au vu de ce qui précède et a un côté désordre, on est en droit de se demander si le protectionnisme n’a pas des effets aussi délétères que la prohibition.
Vous reprendrez peut-être un p’tit Jack…

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