L’OPTIMISME MIS A MAL PAR DES SCENARIOS DE RECESSION

Dans une récente chronique présentée sous la forme d’un bulletin météo-éco  intitulé : «  Un vent d’optimisme pourrait chasser les perturbations » , AWI tentait de se  raccrocher à un optimisme raisonné, après élections. Elle se basait pour se faire sur un certain nombre de données dont personne ne peut contester l’existence, même si force est de reconnaître que ces dernières demeurent insuffisantes pour contribuer efficacement au retour de la confiance et de la croissance. Mais, c’était sans compter sur  les notes économiques publiées la semaine dernière par l’OCDE, l’OFCE ainsi que  l’INSEE, qui sont venues jeter de l’huile sur le feu.Les analyses, au demeurant assez critiques, émises par les auteurs de ces études mettent essentiellement en doute les politiques menées aussi bien dans la zone euro que dans les pays anglo-saxons pour éviter une aggravation des risques de récession.
Fondés ou pas, les arguments avancés s’emploient à être formulés assez souvent au conditionnel, ce qui, en dépit de leur qualité, laisse planer le doute sur le crédit qu’on peut leur faire.

Quoi qu’il en soit, à quelques semaines du premier tour  de l’élection présidentielle en France, on aimerait que les prétendants à la fonction suprême nous livrent  dés à présent  des feuilles de route  précises, lisibles  sur ce qui reste encore possible  pour retrouver  de véritables pistes de développement. L’activité économique, l’emploi et le pouvoir d’achat sont en effet les préoccupations premières des Français.

On souhaiterait également  que les chemins et étapes de cette feuille de route  soient approuvés et soutenus publiquement  par  de savants  économistes français et étrangers dont on ignore  encore aujourd’hui les noms.

En empruntant  à Claude Monnet  » Le déjeuner sur l’herbe » avec un titre provocateur  « France in denial »,  l’hedomadaire britannique « The Economist « n’a sans doute pas totalement tort de s’en prendre à l’ignorance des problèmes économiques dont font preuve nos hommes politiques en lice. Mais le Royaume Uni qui devrait échapper à la récession avec une croissance du PIB inférieure à 1% en 2012 et 2013 est-il  vraiment, par les temps qui courent, en bonne position pour donner des leçons aux autres. Car comme aux Etats-Unis, si la situation budgétaire est dégradée, le poids de la dette s’alourdit, pari étant pris de sa soutenabilité.

Lorsqu’elle fût  Premier ministre, Margaret Thatcher refusait déjà haut et fort que ne périclite l’industrie et la puissance de son pays.  Aujourd’hui, personne ne peut dire quels seront les victoires de David Cameron, l’actuel Premier ministre.

Quoi qu’il en soit, en France, la  question de fond porte sur la teneur de la feuille de route visant à  relever les multiples  défis de l’après élection, et  de savoir si cette dernière doit être tenue par  une main de fer ou une main de velours pour répondre aux légitimes attentes des Français.

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