VERITES ECONOMIQUES ET SOCIALES A BASE DE CONTRADICTIONS

Si comme l’écrivait Paul Valéry : “Nos contradictions font la substance de notre activité d’esprit”, il faut reconnaître que les informations qui nous parviennent en cascade sur le plan économique et social concernant la situation française ont de quoi agiter les neurones.
Il suffit qu’un jour, une étude du cabinet Altares annonce que la sinistralité des entreprises a diminué, le nombre de défaillances ayant reculé de 8,7% sur les trois premiers mois de l’année. Qu’il soit précisé que l’entrepreneuriat reste sur une très bonne dynamique, le nombre de créations d’entreprises, tous types confondus, n’ayant jamais été aussi élevé depuis 2010.

Et que quelques jours plus tard, les dernières statistiques de l’Insee fassent apparaître que le climat des affaires s’est à nouveau dégradé en mai en France, sous l’impact notamment d’un net recul dans les services.

Puis qu’on nous annonce dans la foulée, qu’en dépit d’une augmentation du nombre de créations d’emplois en CDI, le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT), a rebondi de 0,3 point au premier trimestre en France métropolitaine. Une hausse qui touche principalement les femmes, pour s’établir à 8,9% de la population active.

Autant d’informations contradictoires qui conduisent à s’intéresser au dernier numéro des Cahiers français intitulé : « Quels entrepreneurs pour demain? » paru à la Documentation française.

En admettant que la croissance soit de retour, que les affaires reprennent et que les tumultes de l’actualité internationale ne viennent pas contrarier une tendance dont la fragilité n’échappe à personne, force est de reconnaître l’entrepreneur est au cœur de la vie économique.

Tout le monde pense savoir ce qu’il fait en prenant des risques, en innovant, en créant des richesses, en embauchant, en licenciant, mais qui est-il vraiment ? Existe-t-il un profil type ? Quelle est son image en France ? Comment répond-il au défi de la croissance externe ? Quelles sont véritablement les finalités de son activité ? Que penser de la loi travail de 2017 qui offre de nouvelles possibilités aux entrepreneurs et donne davantage de place à l’économie de l’offre. L’entreprise sera-t-elle au cœur de la transformation du capitalisme français ?
C’est à ces questions que nous nous intéresserons dans une prochaine chronique proposée sur la webradio webtv indépendante AWI.

Alors que Friedrich Hegel affirmait dans sa Logique : Toute chose est en soi même contradictoire », Karl Marx s’était également livré à une analyse approfondie des contradictions du capitalisme qui apparaissent plus que jamais au grand jour en ce XXIe siècle, portées par un vent de numérisation tous azimuts dont les algorithmes ne sont pas compréhensibles par tous.

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