ETATS-UNIS – COREE DU NORD : NOUVEAU COUP DE FROID

Les dernières déclarations de Kim Jong-un et de son premier vice-ministre des Affaires étrangères, Kim Kye Gwan, jettent un froid sur les progrès diplomatiques accomplis ces derniers mois en vue de la rencontre prévue le 12 juin, à Singapour, entre le leader Nord-coréen et le 45e président des Etats-Unis.
L’agence de presse officielle KCNA précise que Pyongyang a interrompu les pourparlers de haut niveau avec Séoul. Une situation qui s’explique essentiellement pour deux raisons .

Tout d’abord la reprise des exercices militaires conjoints par les avions de guerre sud-coréens et américains qui marquent un renversement de tendance spectaculaire depuis que les deux parties ont affiché leur volonté de négociation.

Toutefois, l’information émanant de Pyongyang selon laquelle les exercices de combat aérien « Max Thunder », impliqueraient des chasseurs furtifs américains et des bombardiers B-52 a été formellement démentie par un porte-parole du commandement militaire américain en Corée du Sud et un responsable du ministère sud-coréen de la Défense.
Par ailleurs, en déclarant dimanche que les Etats-Unis accepteraient de lever les sanctions contre la Corée du Nord si elle acceptait de démanteler complètement son programme d’armement nucléaire, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a visiblement mis la charrue avant les boeufs.

Kim Kye Gwan a rejeté un tel arrangement, précisant que la Corée du Nord n’abandonnerait jamais son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions économiques imposées par les Etats-Unis.

En marge de la récente décision portant sur la fermeture de son site d’essais nucléaires, la Corée du Nord a souligné avoir toujours défendu ses programmes nucléaires et de missiles comme un moyen de dissuasion nécessaire, sachant que 28 500 soldats américains stationnent en Corée du Sud.

Les marchés boursiers asiatiques ont chuté après que Pyongyang ait annulé les pourparlers avec le Sud qui devaient se tenir mercredi. L’annulation du sommet du 12 juin à Singapour pourrait entraîner une nouvelle recrudescence des tensions alors même que les investisseurs s’inquiètent pour la Chine et les États-Unis. De plus, la dénonciation par Donald Trump de l’accord nucléaire iranien complique les relations diplomatiques avec l’Iran et mettent en difficulté les pays européens qui entretiennent des relations commerciales avec Téhéran.

Toute annulation du sommet du 12 juin à Singapour, qui serait le première rencontre historique entre un président américain en exercice et un dirigeant nord-coréen, porterait un coup majeur à ce qui pourrait apparaître comme plus grande réussite diplomatique de la présidence de Trump, mais aussi un signal encourageant à l’échelle internationale. Une véritable partie de bras de fer s’engage! De quoi retenir son souffle en attendant d’en savoir plus !

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