L’ACCORD SUR LE NUCLEAIRE IRANIEN N’ETAIT PAS PARFAIT MAIS RESPECTE


12 années de discussions auront été nécessaires pour parvenir à cet accord historique sur le nucléaire iranien signé en 2015 par Téhéran avec les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.
Mais en ce mardi 8 mai 2018, l’ambiance diplomatique était pour le moins tendue avant que Donald Trump ne fasse officiellement part depuis la Maison Blanche de sa décision de rompre ledit accord et de rétablir les sanctions appliquées précédemment.
Conscients que la position des Etats-Unis aurait pour conséquence première de générer des risques d’embrasement au Moyen-Orient, tous les pays signataires et notamment la France où se trouvait commémorée la fin de seconde guerre mondiale en Europe, ont tout mis en œuvre pour éviter de compromettre la diplomatie et éviter de renforcer les partisans de la ligne dure à Téhéran.
D’autant que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui a procédé depuis 2016 plus de 10 fois à des visites et vérifications sur des sites iraniens d’enrichissement d’uranium affirmait que les engagements pris étaient respectés. La décision du président américain de revenir à des sanctions économiques aura des conséquences désastreuses pour l’économie iranienne et plus particulièrement la classe moyenne.
Alors que Hassan Rohani déclarait avant l’intervention du 45e président des Etats-Unis « Notre politique étrangère est fondée sur des relations constructives avec le monde», avant d’ajouter « Que nous soyons sous sanctions ou pas, nous devons voler de nos propres ailes», la tension diplomatique était visiblement justifiée.
Négocié par son prédécesseur Barack Obama en 2015, l’accord de dénucléarisation a du plomb dans l’aile. Tandis que les pays européens espèrent s’en tenir à l’accord en cas de retrait des États-Unis, il demeure des doutes quant à savoir si c’est une option viable. C’est la raison pour laquelle les diplomates attendent de voir à quelle vitesse Donald Trump envisage de réimposer les sanctions qui affecteront les entreprises européennes qui commercent avec l’Iran.
Il est vrai qu’Israël et l’Arabie Saoudite ont fait pression sur l’accord pour des raisons différentes, mettant en évidence une clause de temporisation qui permet à l’Iran de redémarrer l’enrichissement nucléaire une fois l’accord terminé en 2025.
Une bien triste nouvelle en cette semaine du 8 mai 2018. AWI reviendra très vite sur la décision prise par Donald Trump et ses effets récurrents à venir. Au vu de ce qui précède, la prochaine rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un ne s’annonce pas simple.

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