EN ATTENDANT L’HEURE DE VERITE

C’est à 18h00 GMT que le président américain doit annoncer s’il se retire ou non de l’accord international de 2015 encadrant le programme nucléaire iranien. Un accord  qu’il a vivement critiqué depuis son arrivée à la Maison blanche, allant jusqu’à parler de “pire jamais négocié”.
Sa décision pourrait conduire Washington à réactiver des sanctions contre Téhéran et les entreprises commerçant avec l’Iran.

Parmi les marchés les plus exposés aux retombées du dossier iranien figure évidemment celui du pétrole, la république islamique étant l’un des principaux exportateurs mondiaux.

Les cours du brut marquent une pause dans l’attente de l’annonce américaine après avoir atteint lundi leur plus haut niveau depuis novembre 2014. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) revient ainsi en dessous de 70 dollars le baril et le Brent vers 75,40 dollars.

“Si les Etats-Unis changent de position sur l’accord nucléaire iranien, cela aura un impact défavorable sur la capacité de l’Iran à attirer des investissements étrangers”, explique Naeem Aslam, analyste de ThinkMarkets. “Un revers sur les investissements pourrait freiner la production pétrolière du pays, qui pourrait stagner ou baisser jusqu’en 2025.”

La fébrilité liée à ce dossier est toutefois limitée et ne provoque pas de repli marqué sur les valeurs refuges: le franc suisse est quasi stable et l’or baisse tandis que les rendements des emprunts d’Etat restent orientés à la hausse, le dix ans américain restant à plus de 2,95% et son équivalent allemand oscillant autour de 0,54%.

Ce dernier profite entre autres des chiffres supérieurs aux attentes de la production industrielle et de la balance commerciale en Allemagne.

A 14H le CAC 40 affiche une baisse de 0,48 %.

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