MACRON TOUJOURS AUSSI DETERMINE EN POLITIQUE NATIONALE COMME ETRANGERE

Le décor de l’intervention télévisée apparaissait naïf, mais les propos se sont voulus empreints de réalisme qu’il s’agisse de politique étrangère comme intérieure. En marge des déclarations relatives à l’économie, la politique, la fiscalité, les grèves et manifestations… la première question se devait de toucher l’actualité internationale la plus brûlante. Aussi, en affirmant que la France avait la preuve que le régime syrien a eu recours à l’arme chimique à Douma, dans la Ghouta orientale, et qu’une action militaire, en coordination avec les Etats-Unis, était au programme une fois que toutes les informations auront été vérifiées, Emmanuel Macron a confirmé sa position et ses intentions.
Lors de cette interview sur TF1 et LCI, le président français a affirmé : “Nous avons la preuve que la semaine dernière, des armes chimiques ont été utilisées, au moins du chlore, et qu’elles ont été utilisées par le régime de Bachar al Assad” .
Et d’ajouter : “Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu, quand nous le jugerons le plus utile et le plus efficace”, précisant qu’il était en contact étroit avec Donald Trump.
La décision d’une éventuelle opération militaire interviendra “une fois que nous aurons vérifié toutes les informations” avec l’objectif d’enlever les moyens d’intervention chimique au régime”.
Le chef de l’Etat a souligné que la France n’entendait pas laisser une “escalade” se faire au Moyen-Orient, avant de préciser : “On ne peut pas laisser aujourd’hui des régimes qui se croient tout permis, en particulier le pire en contravention du droit international, agir”.
Dans le même temps, Donald Trump a entretenu le flou sur l’imminence d’une opération militaire contre la Syrie.
Dans un message matinal sur son compte Twitter, le président américain affirme “ne jamais avoir dit quand une attaque contre la Syrie pourrait avoir lieu. Peut-être bientôt, ou peut-être pas si tôt que ça.”
Donald Trump avait prévenu la Russie mercredi que les Etats-Unis pourraient intervenir d’ici peu en Syrie après l’attaque de Douma, qui est tombée jeudi au mains des forces gouvernementales.
Toutefois, face aux avertissements lancés par Moscou qui a prévenu Washington que tout missile tiré contre la Syrie serait abattu et que les sites de lancement seraient détruits, le président américain se montre moins va-t-en-guerre qu’aux premières heures.
Néanmoins, à Londres, la Première ministre Theresa May a convoqué une réunion de son gouvernement à 14h30 GMT pour étudier une possible participation britannique à une opération militaire contre la Syrie.
Le ministre chargé du Brexit, David Davis, a souligné que toute décision devrait être savamment pesée, avec une extrême prudence et en se fondant sur des preuves solides.
Car comme l’a souligné Bernard Kouchner, médecin et ancien ministre des affaires étrangères sous François Mitterrand, invité d’Elisabeth Quin lors de l’émission « 28 minutes » diffusée sur Arte  qui enrage de constater que des hommes femmes et enfants se trouvent éliminés en raison de l’utilisation d’armes chimiques :  » En réalité la guerre est finie. Il est désormais trop tard pour agir ». Une réaction qui peut apparaître surprenante sachant que Bachar al Assad ne se privera pas de ressortir ce type d’armement prohibé si l’occasion se présente. De plus, il apparaît plus qu’évident que de lourdes sanctions doivent être prises à l’encontre de tout régime qui viole la résolution 2401 du Conseil de sécurité de l’Onu. Les atermoiements des Occidentaux au regard de l’inadmissible situation qui prévaut actuellement en Syrie mais aussi au Yémen illustrent les difficultés rencontrées par les bonnes volontés qui en dépit de la prise de conscience de l’urgence qu’il y a à remédier aux monstrueuses exactions commises, se trouvent freinées par les risques encourus pour parvenir à un semblant d’équilibre dans certaines régions du monde.
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