APRES LES EFFETS D’HIVER DEBUT DES DEFILES DES COLLECTIONS PRINTEMPS

A peine sorti de l’agression d’un froid sibérien qui a rendu pénible la situation de bien des actifs en cette fin d’hiver globalement maussade, nombreux sont ceux qui vont se réveiller en ce deuxième jour de printemps frappés par l’arrivée de nouvelles collections de perturbations, d’un tout autre ordre.
Y a t’il lieu d’être surpris ?
A en croire les Cassandre pas vraiment.
Toujours est-il qu’en ce jeudi 22 mars, les manifestations et grèves organisées par divers syndicats trouvent selon les intéressés leur justification sur fond de désapprobation que suscitent différentes mesures adoptées ou en phase de l’être par l’exécutif.
Et comme on aime toujours faire référence à des évènements marquants de notre histoire, certains sont tentés de voir à l’heure du 50e anniversaire de mai 68, un signe prémonitoire qui pourrait se traduire par un possible remake des mouvements contestataires qui avaient à l’époque paralysé le pays.
Bien que beaucoup de choses aient changé depuis cette mémorable époque, qu’il ne soit plus nécessaire de trouver une cabine téléphonique ou un téléviseur pour suivre les raisons de la colère, on peut s’interroger sur le rôle que pourraient jouer les réseaux sociaux pour mobiliser les foules. Quel que soit le jugement porté sur les revendications et manifestations, faut-il craindre aujourd’hui leur risque de propagation et de montée en puissance ?
Rien n’est moins sûr !
En dépit d’un nombre impressionnant d’amis qui présentent le plus souvent pour caractéristique d’être virtuels, parvenir à convaincre ces derniers de descendre réellement dans la rue pour se joindre aux cortèges n’est pas gagné d’avance.

Et ce ne sont pas les comptes Facebook, tweets et autres smileys envoyés qui peuvent avoir pour conséquence de provoquer une véritable mobilisation : surtout lorsque les revendications ne concernent que des publics ciblés.
C’est d’ailleurs ce qui explique que le chef de l’Etat, le Premier ministre et les membres du gouvernement ne fassent guère preuve d’inquiétude sur les risques récurrents.

Sereins et déterminés au regard de la feuille de route dressée par le président de la République, la crainte d’une surchauffe contestataire menaçant le pays de paralysie n’apparaît pas d’actualité.

Résolus à poursuivre dans la même voie quoi qu’il advienne, les politiques nouvelle génération sont des intellectuels stratèges.
Ils savent pertinemment qu’il suffit le cas échéant, de rectifier à la marge un projet de loi, une ordonnance pour priver les réfractaires de toute capacité d’action.

La dernière mesure annoncée par Edouard Philippe concernant les 100.000 retraités qui ne seraient finalement pas touchés par la hausse de la CSG en est la parfaite illustration.

La politique est un sport à risques.
Mais ceux qui ont aujourd’hui les leviers de commande entre les mains ont parfaitement compris que tout résidait dans l’action tous azimuts à un rythme soutenu, quitte à lâcher un peu de lest en cas de besoin.

Ce qui ne signifie pas pour  autant que le pouvoir se  trouve ainsi à l’abri de surprises de taille, personne n’étant en mesure d’apprécier en ce XXIe siècle où se situe réellement la limite à ne pas dépasser pour éviter un basculement aussi radical que déterminant de l’opinion publique.

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