ALLEMAGNE, ITALIE, COREE DU NORD, USA, RUSSIE : QUINTE DE LA SEMAINE

Les noms qui apparaissent dans le titre de cette chronique sont ceux qu’il vous fallait cocher cette semaine sur votre grille de jeu pour avoir la chance de remporter le quinté de l’actualité.
Concernant l’Allemagne, force est de constater qu’il aura fallu plus de cinq mois après les élections législatives pour savoir si oui ou non la chancelière Angela Merkel parviendrait à former autour d’elle cette grande coalition la désignant du même coup pour un quatrième mandat, beaucoup d’incertitudes ayant alimenté les pronostics sur ses chances de victoire.
Quant à l’Italie, considérée comme le troisième cheval de bataille de l’Union européenne, elle se retrouve dans ce qu’on nomme un imbroglio qui dans la langue de Sénèque comme de Molière veut qu’il s’agisse d’une situation confuse et d’une grande complexité, autrement dit d’une affaire embrouillée. La coalition de droite formée autour de Forza Italia de Silvio Berlusconi est donnée en tête, devant le Mouvement anti-système Cinq Etoiles (M5S), qui opère une percée spectaculaire et devient ainsi le premier parti politique italien.
De plus, à l’ère de la mondialisation et alors que rien ne vous échappe, la Corée du Nord s’est trouvée samedi prise de court en raison de l’invitation lancée par Donald Trump à Kim-Jong-un, sans tweet glacé ajouté.
Cela dit, Donald Trump avait déjà fait très fort avant le week-end en affirmant que les guerres commerciales étaient de bonnes guerres et en annonçant dans la foulée des mesures protectionnistes visant sans délai la taxation des importations d’acier et d’aluminium. De quoi jeter un froid sur les marchés boursiers mais aussi chez les partenaires commerciaux des Etats-Unis, qu’il s’agisse des pays européens comme du Canada ou de la Chine notamment. Qu’à cela ne tienne, s’il en est ainsi, en France on taxera les produits américains ! De quoi rendre accroc au Lewis !
Nous vivons une époque formidable. Tout va très vite !
Concernant le joker qui a tout de la poupée russe, Vladimir Poutine dont les chances d’être réélu pour un quatrième mandat semblent se confirmer a montré vendredi quelques-uns des muscles de son pays qui n’entend pas s’en laisser compter. Le top de l’armement nucléaire en prime.
Autrement dit sur le plan climato-politique, nous resterons dans les jours semaines, mois voire années à venir soumis à des risques de perturbations dont l’intensité demeure imprévisible. A ceux qui pensaient que le Moscou Paris qui a généré un froid glacial sur le vieux continent n’était qu’un phénomène ponctuel et très passager, il faudra faire preuve de réserves.
Tous ces évènements justifient une vigilance accrue pour qui s’intéresse un tant soit peu aux stratégies géopolitiques qui font bouger les blocs dont on guette toujours avec inquiétude la possible fracture conscients des conséquences récurrentes. Une chronique audio pourrait suivre.

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