UN ENFANT PREMIERE VICTIME D’UNE TRÊVE CHIMERIQUE DANS LA GHOUTA ORIENTALE

Nations unies (Etats-Unis) (AFP)

Qu’un enfant se soit trouvé être la première victime de la trêve décrétée à partir de ce mardi par les membres du Conseil de sécurité de l’ONU a une valeur plus que symbolique !

Suite à l’appel au don lancé par cette webradio webtv indépendante française qui avait pour objectif de collecter des fonds destinés à une association humanitaire amenée à venir en aide plus particulièrement à des enfants plongés dans ce qu’il faut bien appeler un génocide en Ghouta orientale, AWI s’insurge une nouvelle fois contre la situation inacceptable qui prévaut et que rien ne semble pouvoir arrêter .
D’autant que l’appel au don en question est resté lettre morte et n’a même donné lieu à aucun message d’empathie et de soutien !
Faut-il en déduire que tout le monde s’en fout ?

Pour la plus grande honte de l’humanité et notamment de l’Occident, force est de constater que c’est pourtant bien un enfant de la localité de Jisrine, qui a payé mardi de sa vie l’irrespect de la trêve imposée à l’unanimité par les représentants du Conseil de sécurité de l’ONU.

Il est vrai que la teneur même de la résolution qui précise, à la demande expresse de la Russie, que cette trêve quotidienne ne doit durer que cinq heures entre 9 heures et 14 heures, heure locale (10 heures-15 heures, heure de Paris) a déjà de quoi semer le doute sur la réelle volonté de mettre fin aux exactions qui ensanglantent cette enclave de la Syrie et de sauver des vies d’innocents.

Les journalistes et observateurs sur place constatent que les « couloirs humanitaires » qui devaient selon les propres termes du ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou être mis en place pour permettre l’évacuation des civils, se faisaient toujours attendre ce mardi.

Alors que quelque 400 000 habitants subissent, en sus des bombardements, pénuries de nourritures et de médicaments et que les hôpitaux sont pris pour cibles par les attaques aériennes auxquelles se livrent le régime d’Assad et ses alliés, on est en droit de témoigner colère et impatience.
Surtout lorsque le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), confirme que plus de 700 personnes ont besoin d’une évacuation médicale urgente, tandis que 12 % des enfants âgés de moins de 5 ans souffrent d’une sous-alimentation sévère et un enfant sur trois d’un retard de croissance.

Bien qu’il faille garder espoir qu’il puisse être rapidement remédié à la situation dramatique que subit la population civile dans la Ghouta orientale, on se doit de dénoncer haut et fort un massacre qui va jusqu’à tuer un enfant de plus aux premières heures d’une trêve proclamée.

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